Des millions d'élèves retournent en classe, après leurs vacances d'été. Un retour marqué pour les lycéens, par l'interdiction du téléphone portable dans les établissements. Une mesure qui ne semble pas convaincre les premiers concernés qu'Europe 1 a rencontrés.
Cette fois, les grasses matinées sont terminées. Ce mardi marque le retour des enfants à l'école. Quelque 11,6 millions d'élèves prennent de nouveau le chemin de l'école ce mardi matin. Une rentrée marquée par l'interdiction du téléphone portable dans les lycées.
Une mesure que certains adolescents marseillais découvrent seulement quelques heures avant la reprise des cours, malgré leur hyperconnectivité. "Je n'étais pas au courant", concède un jeune au micro d'Europe 1.
"J'espère que l'interdiction ne sera pas mise en place", confie un autre élève, visiblement un peu rêveur. "J'en ai besoin, ça me sert à discuter avec mes amis, à jouer et même à faire mes devoirs", note-t-il.
"Je suis un peu déçu parce que je l'utilise beaucoup, notamment quand on a une heure de trou... Mais bon, ça sera comme au collège, où il y a beaucoup de gens qui trichent face à cette règle", ajoute un autre élève, qui reconnaît néanmoins qu'il regardera moins son smartphone désormais.
Une mesure qui divise les parents
En revanche, selon les premiers intéressés, la mesure sera difficile à mettre en place. "C'est déjà compliqué la surveillance en général. Donc, ajouter des surveillants pour faire ça, je ne suis pas sûre que ça se fera", note une élève.
Du côté des parents, la mesure divise : "les enfants ne sont pas concentrés. Donc, ça leur permettra de réduire leur temps d'écran au moins", se félicite une mère de famille. "Le problème c'est qu'en fait toutes les infos du lycée sont données via des plateformes. Moralité en fait, on se retrouve à avoir l'utilisation du téléphone qui est obligatoire. Mais s'ils l'utilisent, ils se retrouvent avec un avertissement. C'est un peu contradictoire", confie une autre mère d'adolescent.
Désormais, chaque établissement devra fixer son propre dispositif ainsi que son barème de sanctions.