Azim Epsirkhanov, homme de 25 ans d'origine tchétchène, a été condamné à un an de prison ferme pour s'être rendu au parc d'Astérix en violation de son assignation à domicile. Il avait été jugé en mars 2026 et déjà condamné à sept ans de prison pour association de malfaiteurs et doit quitter le territoire français.
Un Tchétchène déjà condamné pour avoir fourni le couteau à l'assassin de Samuel Paty a été de nouveau condamné à de la prison ferme lundi dans l'Oise pour non-respect de son assignation à résidence. Le tribunal de Senlis a condamné en comparution immédiate Azim Epsirkhanov, 25 ans, originaire de Tchétchénie, à un an de prison pour s'être rendu au Parc Astérix à Plailly (Oise) en violation de son assignation à résidence.
L'homme, qui avait fourni à Abdoullakh Anzorov le couteau qui allait servir pour décapiter le professeur d'histoire le 16 octobre 2020, a déjà été condamné en appel en mars 2026 à sept ans de prison pour association de malfaiteurs.
Une volonté de "reprendre une vie familiale et professionnelle"
Assigné à résidence chez sa compagne dans les Hauts-de-Seine sur décision de la préfecture dans l'attente de son expulsion du territoire français, il a été contrôlé vendredi vers 15h30 sur le parking du parc d'attractions Astérix.
Barbe taillée court, tee-shirt blanc à manches longues et mains jointes, le prévenu a indiqué lundi qu'il y a eu "une incompréhension, une mauvaise lecture de [s]a part", concernant la décision préfectorale. Tenu de pointer deux fois par jour au commissariat de son lieu de résidence, il n'avait pas compris, assure-t-il, qu'il avait l'interdiction de quitter le département des Hauts-de-Seine.
"Je n'ai jamais cherché à me soustraire à cette mesure", martèle-t-il, assurant qu'il aspire "à reprendre une vie familiale et professionnelle". Mais le parquet a fait valoir que le prévenu a quitté le département des Hauts-de-Seine à huit reprises, "même la nuit".
"Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c'est de savoir ce qu'il pouvait bien faire au parc Astérix", a insisté le substitut du procureur à l'audience, avant de rappeler le casier judiciaire du prévenu.
Une OQTF contestée en justice
"J'avais l'espoir qu'on allait traiter ce dossier comme n'importe quel dossier de non-respect d'assignation à résidence", s'est agacé Me Figen Aydin, en défense. Le prévenu a toujours nié connaître les funestes projets d'Anzorov concernant Samuel Paty.
Azim Epsirkhanov, condamné en première instance à 16 ans d'emprisonnement pour complicité d'assassinat terroriste en 2024 dans l'assassinat de Samuel Paty, a vu sa peine revue à la baisse et requalifiée en mars 2026.
Libéré en avril 2026, il a déposé une requête auprès du tribunal administratif pour contester son obligation de quitter le territoire français (OQTF). "Les Tchétchènes sont les premiers à être envoyés au front en Ukraine", a-t-il expliqué. "Un retour là-bas serait un aller simple pour la mort."