Ce vendredi, les autorités mexicaines ont annoncé avoir arrêté huit membres présumés d'un groupe criminel qui faisait passer des migrants par des tunnels vers les États-Unis, mais également impliqué dans le trafic de stupéfiants, l'enlèvement et l'extorsion.
Les autorités mexicaines ont annoncé vendredi l'arrestation de huit membres présumés d'un groupe criminel qui faisait passer des migrants par des tunnels à destination des États-Unis. Le Mexique est un pays de transit pour des milliers de personnes venant principalement d'Amérique centrale, qui tentent chaque année de parvenir sur le territoire des États-Unis.
Selon les autorités, le groupe connu sous le nom de "La Tía" faisait passer des migrants par des tunnels situés dans la ville frontalière de Ciudad Juárez et menant aux États-Unis. Cette cellule criminelle est également impliquée dans des délits tels que le trafic de stupéfiants, l'enlèvement et l'extorsion.
Une sécurité renforcée quelques semaines auparavant
Lors de l'opération menée dans les États de Jalisco (sud) et Chihuahua, la présumée cheffe du groupe, connue sous le nom de "La Tía" (la tante), est tombée. Les agents en charge de l'opération ont saisi deux camionnettes, 31 téléphones portables, ainsi que du matériel électronique et informatique, a indiqué dans un communiqué la Marine, qui a participé aux arrestations.
L'enquête visant ce groupe a commencé en janvier à la suite d'une plainte déposée par le ministère de la Sécurité intérieure des États-Unis, "où était exposé un possible réseau qui trafiquait des personnes (...) vers ce pays", a précisé le parquet mexicain dans un communiqué.
Il y a quelques semaines, le Mexique et les États-Unis ont renforcé la sécurité à Ciudad Juárez pour empêcher le passage de migrants et de groupes criminels, au moyen d'opérations aériennes et terrestres. Depuis le début du second mandat de Donald Trump en 2025, le gouvernement américain a durci ses politiques migratoires et a exigé du Mexique qu'il mette un frein au trafic de migrants.
Plus de 11.000 migrants ont disparu depuis 2014 dans la région des Amériques, principalement entre le Mexique et les États-Unis, une zone qui constitue habituellement la route de passage pour des milliers d'entre eux, selon les données de l'Organisation internationale pour les migrations.