Face à l'urgence de réduire le déficit, le gouvernement explore plusieurs pistes, dont une sous-indexation des retraites et le maintien de certaines taxes.
Une dernière rentrée pour Emmanuel Macron. Le chef de l'État a présidé, lundi 24 août, son Conseil des ministres. Le budget de l'année 2027 était au cœur des échanges avec une urgence, selon Bercy, "éviter une très grave dérive des finances publiques". La copie finale du gouvernement est attendue d'ici octobre et, à ce stade, plusieurs ballons d'essai sont lancés.
Le gouvernement veut réduire les dépenses
Le gouvernement veut afficher sa détermination à tenir les comptes publics. La ligne est martelée par la porte-parole Maud Bregeon : "On ne veut pas de hausse d'impôts pour les Français. Il ne serait pas, en tout cas, c'est notre position, ni raisonnable, ni souhaitable, ni admissible d'aller vers davantage de fiscalité. Et en parallèle, il va falloir réduire les dépenses."
Pour y parvenir, plusieurs pistes sont sur la table, et la plus sensible concerne les retraites. Le gouvernement envisage une revalorisation inférieure à l'inflation pour les pensions supérieures à 2.000 euros par mois, sans créer de nouveaux impôts.
Certaines taxes pourraient être prolongées
L'exécutif compte aussi prolonger certaines taxes qui devaient disparaître, comme la surtaxe sur les bénéfices des grands groupes. Elle sera maintenue même si Bercy espère pouvoir l'alléger. En parallèle, le chèque énergie et certaines aides face au prix des carburants pourraient être reconduits.
Pour faire voter sa copie, le gouvernement devra convaincre suffisamment de députés, notamment chez les Républicains et les socialistes. Une équation d'autant plus délicate que la présidentielle est désormais dans toutes les têtes.