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«La France perd une figure libre» : Emmanuel Macron rend hommage à Philippe Bouvard

Philippe Bouvard [OLIVIER HOSLET / BELGA / AFP]

Emmanuel Macron a salué la mémoire de Philippe Bouvard, animateur de radio et de télévision, décédé ce lundi à l'âge de 96 ans. "Philippe Bouvard aura accompagné des générations de Français", a souligné le président, estimant que la France avait perdu "une figure libre".

Peu après l'annonce du décès de Philippe Bouvard, monument de la radio et de la télévision françaises, à l'âge de 96 ans ce lundi, le président Emmanuel Macron lui a rendu hommage sur X. "Philippe Bouvard aura accompagné des générations de Français par sa voix, son esprit, sa liberté de ton et son humour, ce goût si français du bon mot. La France perd une figure libre, une Grosse Tête", a souligné le chef de l'État.

Le président a accompagné son message d'une photo de l'animateur, indissociable de RTL. C'est sa radio de toujours qui a annoncé son décès, après en avoir été informée par son épouse. "Il s'est éteint ce (lundi) matin aux alentours de 8 heures, en douceur", a déclaré à l'antenne la présentatrice de la matinale, Céline Landreau.

60 ans de radio

Après avoir entamé sa carrière de journaliste au Figaro dans les années 50, Philippe Bouvard avait rejoint France Soir en 1973, parallèlement à son parcours sur RTL. À la télévision, il avait présenté de 1982 à 1987 Le petit théâtre de Bouvard sur Antenne 2, une émission de sketchs où il donnait leur chance à des comédiens débutants dont plusieurs allaient devenir des vedettes : Muriel Robin, Les Inconnus, Mimie Mathy Michèle Bernier ou encore le duo Chevallier et Laspalès.

Hyperactif, Philippe Bouvard tenait encore à 94 ans une page dans le magazine VSD, ainsi qu'une chronique dominicale sur RTL. Il avait tout arrêté le 1er janvier 2025 après avoir atteint son "double record" : "60 ans de radio et 60 ans de RTL".

Physique rond et jovial, passionné de jeux d'argent et de belles voitures, ce fils d'un couple de petits commerçants se revendiquait comme "un Français moyen, râleur, chauvin, un rien xénophobe", comme il le disait au journal Le Parisien en 2022. Pour autant, il avouait regretter parfois de "s'être laissé engluer dans ce personnage".