Un grand discours de Jean-Luc Mélenchon a conclu les Amfis, les universités d'été de La France insoumise, ce dimanche 23 août. Moins offensif qu'à l'accoutumée, le candidat insoumis a joué la carte du rassemblement à gauche et a axé son propos sur l'écologie. De quoi ramener les Verts dans son sillage ?
La rentrée politique est désormais lancée. Ce dimanche 23 août se clôturaient les universités d'été de La France insoumise, qui célébraient leur 10e édition. Cette grande réunion militante de quatre jours, à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme), près de Valence, s'est achevée sur un grand discours de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat insoumis à la présidentielle promet déjà de censurer le budget à venir de Sébastien Lecornu, mais a choisi un ton moins radical pour s'exprimer.
Offensif, mais loin des propos polémiques dont il a l'habitude, Jean-Luc Mélenchon se fond dans la peau du candidat à la présidentielle pour la quatrième fois.
Un discours de rassemblement à gauche
"Le départ de Macron est désormais attendu de tous côtés, comme une libération", a-t-il ainsi déclaré face aux milliers de militants. Au fil de son discours, le chef de file insoumis fait la part belle aux enjeux liés au climat, revient notamment sur sa proposition d'éco-régions, un nouveau découpage territorial fondé sur des considérations écologiques et géographiques.
"Si l'on veut passer à la nouvelle étape, il faut créer l'état écologique, c'est-à-dire celui qui s'appuiera sur les éco-régions", a-t-il asséné.
Une manière, une fois de plus, de tendre la main aux Verts, toujours tiraillés entre un ralliement insoumis et la tentation de se tourner vers les Socialistes. Dans un contexte de fracture à gauche, Jean-Luc Mélenchon combat tout défaitisme et réaffirme qu'une victoire LFI est possible. "Vous le devinez, notre victoire ne sera pas seulement politique, mais un jour nouveau sur le monde", a-t-il ainsi souligné.
Un discours dans lequel le patron de LFI aura pris soin d'épargner les autres formations politiques de gauche dans une volonté claire de rassembler dès le début de sa campagne.