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«Il est hors de question que je vive dans un 10m²» : de plus en plus d'étudiants s'installent chez des agriculteurs

Les logements à la ferme sont 20 à 30% moins cher que les prix du marché. [Fabrice COFFRINI / AFP]

Alors que la rentrée approche à grands pas, les étudiants sont activement à la recherche d'un logement. Ces dernières années, une solution ne cesse de gagner en popularité : l'hébergement à la ferme. Les agriculteurs, eux aussi, en sont ravis.

Loger à la ferme, une solution gagnant-gagnant. À l’approche de la rentrée universitaire, il est devenu compliqué de trouver un appartement pour se loger. Manque d’offres sur le marché, prix très élevés : les étudiants entament un parcours du combattant pour trouver un studio.

Certains décident alors de s’installer à la ferme. Une solution proposée par l’association Campus Vert. Les agriculteurs louent des appartements sur leur exploitation pour un loyer modéré, 20 à 30% moins cher que les prix du marché. Illustration à Maulers (Oise), près de Beauvais.

"Ce n'est franchement pas cher"

C’est par une petite porte dans un ancien corps de ferme à colombages que Baptiste, 20 ans, accède à son appartement de 38m² pour lui tout seul. "Le logement se divise en trois grandes parties", explique-t-il au micro d'Europe 1.

"Quand on rentre, on a le salon et la cuisine dans la même pièce. La deuxième partie de l’appartement est composée de la salle de bain et des sanitaires, ce qui est assez spacieux", se réjouit l'étudiant en école d’ingénieurs qui y vit depuis un an.

Un appartement en duplex, il ne pouvait pas rêver mieux. Surtout à un prix aussi avantageux : "On était en train de chercher des appartements dans Beauvais, on en a visité trois et j’ai dit à mon père qu'il était hors de question que je vive dans un 10m². L’avantage, c’est le prix du loyer qui n'est pas le même qu’en ville. Je paye à peine 400 euros, ce n'est franchement pas cher pour un duplex."

Parmi ses voisins, quatre autres étudiants ainsi que Matthieu, leur propriétaire. "J’habite en face, donc s’ils font le bazar, je peux surveiller. Mais globalement, ça se passe bien", souligne l'agriculteur.

Pour l’exploitant céréalier, ces logements étudiants sont un complément de revenu non négligeable. "Cela permet une diversification (des revenus) et une valorisation des bâtiments qui ne sont plus vraiment utilisables pour l’activité agricole", se félicite-t-il. Les cinq appartements sont constamment loués. En 2026, l’association Campus Vert a enregistré 4.000 candidats pour 500 logements.