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«Ça me bouffe un peu le moral» : à Paris, le parcours du combattant des étudiants pour se loger

Les étudiants entament un parcours du combattant pour trouver un studio. [SEBASTIEN LAPEYRERE / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À quelques semaines de la rentrée universitaire, les étudiants peinent à se loger en Île-de-France. Face au manque d’offres et à des loyers élevés, certains sont contraints d’élargir leurs critères ou leur budget, sans pour autant parvenir à trouver un logement.

À l’approche de la rentrée universitaire, il est compliqué de trouver un appartement pour se loger : manque d’offres sur le marché et prix très élevés. Notamment en Île-de-France, où la région capte désormais 32 % de la demande nationale. Conséquence : les étudiants entament un parcours du combattant pour trouver un studio. Comme ces deux jeunes rencontrés par Europe 1.

"C’est énormément de stress"

À quelques semaines de sa rentrée en master à Paris, Léa est démunie. Depuis le mois de juin, elle est à la recherche d’un studio, sans succès. "J’ai déposé je ne sais pas combien de dossiers, j’ai appelé je ne sais pas combien d’agences, une trentaine. Je ne compte même plus, ça me bouffe un peu le moral, le fait de regarder les alertes au compte-gouttes et de se prendre des refus sur refus", déplore-t-elle.

Sur une trentaine de dossiers déposés, elle n’a pu faire que huit visites. Mais bien souvent, les logements sont inhabitables. "Là, j’ai visité un appartement, je suis arrivée, il y avait des rats qui se promenaient devant la porte d’entrée. Un autre, une studette dans le 16e où il n’y avait pas de fenêtre, c’était 750 euros par mois", détaille-t-elle.

Pour augmenter ses chances, l’étudiante a revu son budget à la hausse, de 600 à 750 euros. Tom, étudiant en master, a lui aussi dû élargir ses critères. "Au début, je voulais vraiment un studio et, au vu de la concurrence et des prix, j’ai vite abandonné l’idée et là, j’élargis mon champ de vision à des colocations, à des chambres de bonnes", explique-t-il.

Mais ses recherches restent infructueuses. "C’est énormément de stress, surtout pour moi, mais aussi pour mes parents qui essayent de faire le maximum de leur côté", insiste-t-il. À trois semaines de sa rentrée, Tom n’a toujours trouvé aucun moyen de se loger à Paris pour poursuivre ses études.