Le parquet de Paris a ouvert une enquête après la cyberattaque visant le fisc, qui a permis l'extraction de données concernant 678.000 particuliers et entreprises. Les investigations ont été confiées à l'Office anticybercriminalité.
La section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête après la cyberattaque touchant près de 700.000 usagers de l'administration fiscale, a indiqué samedi le ministère public, sollicité par l'AFP.
Les investigations, confiées à l'Office anticybercriminalité (Ofac), concernent notamment "l'extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en oeuvre par l'Etat".
Une opération "plus sophistiquée" que "par le passé"
L'enquête englobe également, entre autres, la "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni d'au moins cinq ans d'emprisonnement".
Cette cyberattaque contre le système d'information du fisc, a permis d'extraire des données de contribuables et d'entreprises lors d'une opération "plus sophistiquée" que "par le passé", a déploré l'administration fiscale vendredi.
Cette nouvelle attaque informatique d'ampleur pourrait relancer le débat sur la sécurité des systèmes d'informations de l'Etat, alors que de précédents épisodes ont émaillé l'actualité ces dernières semaines (ANTS, Insee...).
Les données dérobées "ne permettent pas l'accès au compte sécurisé"
Au total, 678.000 usagers, particuliers et entreprises sont concernés. Pour les particuliers, les données dérobées concernent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source, a détaillé la directrice générale des finances publiques Amélie Verdier.
Les données dérobées "ne permettent pas l'accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr" a toutefois voulu rassurer le fisc, précisant que les usagers concernés seraient contactés en début de semaine prochaine, notamment pour les avertir des risques d'usurpation d'identité.
Pour les entreprises, il s'agit de "données moins sensibles que les particuliers", notamment le numéro de Siren, l'adresse de l'entreprise, du mandataire, a encore détaillé Amélie Verdier.