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Fisc piraté : 678.000 usagers concernés selon un nouveau bilan

Pour les particuliers, les données concernent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence, et le taux de prélèvement à la source. [Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Près de 678.000 particuliers et professionnels sont concernés par la cyberattaque visant le fisc, qui a permis l’extraction de données de contribuables et d’entreprises. La DGFiP a présenté ses excuses et précisé la nature des informations dérobées.

Un total de 678.000 particuliers et professionnels sont concernés à ce jour par la cyberattaque contre le système d'information du fisc qui a permis d'extraire des données de contribuables et d'entreprises, a annoncé la Direction générale des finances publiques (DGFiP), en présentant ses excuses.

Pour les particuliers, les données concernent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence, et le taux de prélèvement à la source, a indiqué la directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier, lors d'un échange par téléphone avec la presse.

"L'accès à des données personnelles facilite l'usurpation d'identité"

Pour les entreprises il s'agit de "données moins sensibles que les particuliers", notamment le numéro de Siren, l'adresse de l'entreprise, du mandataire, a détaillé l'administration fiscale.  

Pour les particuliers, les données dérobées "ne permettent pas l'accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr, en revanche l'accès à des données personnelles facilite l'usurpation d'identité", a expliqué Amélie Verdier.

Les services de Bercy ont détecté en juin la compromission de l'accès au compte d'un agent et ont immédiatement "coupé l'accès". Mais à ce moment-là, l'administration n'avait "pas identifié que l'attaquant avait pu récupérer des données", a détaillé Amélie Verdier.

"Attaque plus sophistiquée que ce qu'on avait vu par le passé"

Il s'agit d'une "attaque plus sophistiquée que ce qu'on avait vu par le passé", a-t-elle poursuivi. L'assaillant n'a par exemple pas effectué de "requêtage massif", qui consiste a envoyer un important volume de demandes à un système informatique, ce que l'administration peut repérer plus facilement.

C'est seulement lors de la revendication de l'attaque le 12 août que les services de Bercy ont pu repérer certaines activités et notamment l'extraction de ces données personnelles. "Nous présentons nos excuses à tous les usagers concernés", a déclaré Amélie Verdier, précisant que les personnes concernées seraient contactées en début de semaine prochaine par l'administration.