Depuis le début du mois de juillet, 474 personnes ont été interpellées en France, soupçonnées d'avoir provoqué des incendies, volontairement ou accidentellement. Parmi elles, 183 sont mineures, soit près de 39% des personnes interpellées.
Le bilan s'alourdit. 474 personnes ont été interpellées depuis le début du mois de juillet en lien avec des incendies en France, selon des informations obtenues par Europe 1. Parmi elles, 183 mineurs, qui représentent près de 39% des personnes interpellées.
Début août, le ministère de l'Intérieur indiquait que deux tiers des interpellations concernaient des incendies volontaires. Un chiffre qui faisait écho aux déclarations de Laurent Nuñez, le 13 juillet, selon lesquelles deux tiers des feux constatés correspondaient à des "mises à feu volontaires".
Ces dernières semaines, plusieurs incendies ont touché différents départements français, certains provoquant d'importants feux de forêt. Si certains départs de feu peuvent être liés à des phénomènes naturels, une grande partie est d'origine humaine.
Plusieurs mineurs interpellés
Plusieurs affaires récentes impliquent des mineurs. Le 25 juillet, un adolescent de 15 ans avait été interpellé à Sainte-Eulalie, en Gironde, alors qu'il tentait de mettre le feu à des broussailles. Il a ensuite été mis en examen et placé en détention provisoire.
Deux frères de 15 et 22 ans ont également été interpellés en Gironde. L'aîné a été libéré, tandis que le plus jeune a été déféré devant un juge et mis en examen. Il est notamment soupçonné d’être à l’origine de l’incendie de Mérignac, dans lequel deux sapeurs-pompiers ont perdu la vie.
Dans le Pas-de-Calais, un incendie ayant parcouru près de 200 hectares serait également d’origine humaine, selon la préfecture. "Les causes naturelles ne se développent pas comme ça", avait expliqué Christian Vedelago, directeur de cabinet du préfet.
Jusqu'à 15 ans de prison
Le gouvernement rappelle que "neuf feux de forêt sur dix sont d'origine humaine". En cas d'incendie volontaire, les sanctions peuvent être particulièrement lourdes : jusqu'à 15 ans de réclusion criminelle et 150.000 euros d'amende, selon les circonstances.