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Robots-livreurs autonomes : ce que l’on sait de ces véhicules bientôt autorisés dans les rues françaises

La France ouvre la voie à l’homologation des robots-livreurs autonomes, une première à l’échelle européenne. Taille, fonctionnement, sécurité, circulation : voici ce que l’on sait de ces véhicules qui pourraient bientôt rouler dans nos villes. [Marc Fernandes / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

La France ouvre la voie à l’homologation des robots-livreurs autonomes, une première à l’échelle européenne. Taille, fonctionnement, sécurité, circulation : voici ce que l’on sait de ces véhicules qui pourraient bientôt rouler dans nos villes.

Ils pourraient bientôt faire partie du paysage de nos villes. La France vient d’ouvrir la voie à l’homologation de robots de livraison autonomes, grâce à un arrêté du 28 juillet publié au Journal officiel le 7 août. Une première à l’échelle européenne, alors que l’Union européenne et l’ONU travaillent encore à l’élaboration d’un cadre commun. Il ne faut toutefois pas imaginer de petits robots roulant au milieu des piétons.

Ces engins seront considérés comme de véritables véhicules et circuleront uniquement sur la chaussée, jamais sur les trottoirs. Ils rejoignent la catégorie L, qui regroupe notamment les tricycles et quadricycles à moteur. Leur gabarit pourra être bien plus imposant qu’un simple robot de livraison. 

Selon les catégories, ils pourront mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut. Leur charge utile pourra atteindre une tonne, suffisamment pour transporter de nombreux colis au cours d’une même tournée. 

Aucun chauffeur à bord

Le ministère des Transports estime qu’ils pourront assurer des livraisons sur plusieurs dizaines de kilomètres. À bord, aucun chauffeur. Les robots seront équipés de caméras, de radars ou encore de lidars (technologie de télédétection grâce à un laser) pour analyser leur environnement et repérer les obstacles. 

Des logiciels embarqués, éventuellement dotés d’intelligence artificielle, traiteront les informations recueillies afin de piloter le véhicule sur une zone ou un itinéraire prédéfini. Autonomes ne signifiera cependant pas sans contrôle humain. 

Leur circulation devra rester supervisée à distance afin de suivre leur progression et de pouvoir réagir en cas de difficulté. Les véhicules seront également soumis aux règles de cybersécurité et de protection des données personnelles. Reste à savoir où ils apparaîtront en premier. L’arrêté ne signifie pas que ces robots vont immédiatement envahir les rues. 

Chaque modèle devra d’abord être homologué. Les collectivités territoriales décideront ensuite des zones et des itinéraires sur lesquels ils seront autorisés à circuler. Le gouvernement y voit notamment un moyen de rendre la logistique du dernier kilomètre plus silencieuse, moins polluante et plus efficace.