Le salon de la technologie de Paris Vivatech a ouvert ses portes ce mercredi. Une édition 2026 marquée par la forte présence de robots, qui prennent toute la lumière cette année.
Le grand salon parisien de la technologie Vivatech a ouvert ses portes ce mercredi, porte de Versailles. IA, souveraineté numérique, conquête spatiale... Les sujets sont nombreux cette année. Mais les stars du salon édition 2026 sont surtout les robots.
Comme toujours dans les allées de Vivatech, il y a quelques robots sur les stands. Mais cette année, l'invasion débute vraiment au point d'envahir presque chaque stand. Sur les comptoirs ou en petits humanoïdes qui enchaînent les pas de danse et les mouvements de kicks boxing, ils monopolisent l'attention des visiteurs.
Des robots toujours plus performants
A côté des nouveautés, on retrouve également des habitués comme Miroki, le robot made in France, qui a bien évolué et se retrouve boosté à l'IA de Google. Désormais certifié, il devient un compagnon aux usages multiples.
"La nouvelle version amène beaucoup plus d'autonomie sur l'interaction, sur la navigation. Ce sont des robots qui par exemple vont pouvoir accompagner des enfants dans la salle de radiothérapie et réduire leur anxiété. Le déplacement d'objet arrive, de manière autonome, bientôt. Parfait pour les hôpitaux, les EHPAD ou encore les aéroports", explique au micro d'Europe 1 Blaise de Préville, directeur commercial d'Unchanted Tools.
Pour l'entreprise qui va les produire à grande échelle, c'est une manière d'anticiper un monde où il y aura moins d'actifs que de personnes âgées. Autre pépite française : HABS, qui s'est associée au spécialiste chinois des robots, Unitree.
Des robots bientôt guidés par la pensée ?
Le résultat : une démo surprenante, grâce à leur IA qui permet de décrypter les ondes cérébrales. "Ce que l'on fait, c'est que l'on demande à la personne de penser soit à une personne qu'elle aime, soit à une musique qu'elle aime, soit de faire une opération de mathématique. On décrypte ces flux de pensée et le robot refait exactement ce que la personne vient de penser", note Olivier Locufier, son président de HABS.
"Et donc, soit il montre une calculatrice, soit il montre la carte du cœur soit la carte liée à la musique et il se met à danser", poursuit-il. Avec 97% de réussite jusque-là, une version totalement sécurisée pourrait rapidement arriver dans des usines. Il suffira alors de penser à une action pour guider le robot-ouvrier.