Les fortes chaleurs pèsent aussi sur l'activité des commerces et des restaurants. À Lyon, les terrasses en plein soleil se vident et les clients se font aussi plus rares dans les boutiques du centre-ville, alors que certains déplorent de perdre une énorme partie de leur chiffre d'affaires.
Au pied de l'Hôtel de ville, sur la place des Terreaux dallée de granit, les terrasses sont presque vides. Sous les parasols, seuls quelques clients sont attablés. Jean Saad est co-gérant de la brasserie Leffe.
"Aujourd'hui, on a fait quasiment 80% moins que l'année dernière. On n'était pas loin de 40-50 couverts vers le midi. Et là, aujourd'hui, on est plutôt dans les 7-8-10 par rapport à l'année dernière", déplore-t-il.
"On sort moins, on n'a pas envie de toute façon"
Pour le chef d'entreprise, c'est "moins de clients, moins de chiffre d'affaires, moins de bénéfices", mais malheureusement, "les charges sont toujours les mêmes". "Vous êtes toujours obligé d'avoir un ou deux serveurs, vous êtes toujours obligé de payer la terrasse parce que vous occupez le domaine public donc c'est une location à l'année, le loyer, les charges, l'électricité, tout ça il faut payer."
Avec la chaleur, les Lyonnais limitent aussi leurs sorties dans les boutiques, comme Brenda, mère d'un enfant de quatre mois.
"On sort moins, on n'a pas envie de toute façon. C'est vrai qu'avec ces canicules, on reste à la maison au frais. Cette année, j'ai tout acheté via Internet", assure-t-elle.
Des commerçants renoncent à leurs vacances
Dans le centre-ville, certains commerçants enregistrent jusqu'à 30 % de baisse de chiffre d'affaires en juillet, constate Johanna Benedetti, présidente de l'association My Presqu'île.
"On a des entrepreneurs qui ont pris la décision de ne pas prendre de vacances pour compenser les pertes de chiffre d'affaires au mois de juillet. La Presqu'Île, c'est aussi un territoire qui est très bétonné. Il y a très peu d'espaces verts. On a beaucoup moins de monde, même en fin de journée aujourd'hui", déplore-t-elle.
Commerçants et habitants demandent désormais de nouveaux aménagements urbains pour mieux faire face à des épisodes de chaleur amenés à se répéter.