Près de 2.500 agressions d'élus ont été recensées en France l'an dernier. À Valence-d’Agen, dans le Tarn-et-Garonne, le maire Jean-Michel Baylet, 79 ans, affirme avoir été frappé après avoir demandé à des voisins de baisser le volume de leur musique. Un suspect a été interpellé.
Les élus locaux sont plus que jamais confrontés à la violence. Près de 2.500 agressions d’élus de la République ont été recensées en France l'année dernière, les maires étant particulièrement exposés.
Dernier exemple en date à Valence-d'Agen, commune de 5.000 habitants du Tarn-et-Garonne. Samedi dernier, le maire et ancien ministre Jean-Michel Baylet, âgé de 79 ans, affirme avoir été agressé après une dispute liée au volume sonore d'une musique.
Une altercation après une demande de baisser le son
Il est environ 18h45 lorsque Jean-Michel Baylet se rend à pied à une soirée guinguette organisée par la mairie. Sur son trajet, il est gêné par une musique diffusée à très fort volume depuis un garage occupé par une famille.
Le maire demande alors aux occupants de réduire le volume. La situation dégénère rapidement.
"Ils étaient tous déjà bien alcoolisés et le chef de famille s'est jeté sur moi, m'a bousculé, m'a frappé sur la poitrine. J'ai reçu des coups de poing, ils m'ont craché dessus en sachant très bien qui j'étais", affirme l'élu.
Les gendarmes interviennent rapidement. L'homme présenté comme l'agresseur a été interpellé et placé en garde à vue.
Le maire dépose plainte
Jean-Michel Baylet souffre de contusions et a décidé de porter plainte. Encore sous le choc, il dénonce une violence qu'il juge de plus en plus fréquente envers les élus de la République.
Le maire dénonce une violence débridée envers les élus de la République venant de certaines communautés : "Il se trouve que cette population-là a beaucoup de mal à s'intégrer parce qu'ils ne le souhaitent pas, car ils sont très communautaristes et nos lois ne semblent pas les intéresser beaucoup. En tout cas, moi, je ne suis pas décidé ni à laisser faire, ni à me laisser faire."
Jusqu'à trois ans de prison
Les violences physiques commises contre un élu dans l'exercice de ses fonctions sont particulièrement sévèrement sanctionnées. L'auteur présumé encourt jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, selon la qualification retenue par la justice.