Depuis les débuts de l’automobile, la France a toujours été parmi les grands acteurs du secteur. Pourtant depuis quelques années, le pays est, au même titre que l’Allemagne, l’un des grands absents au pinacle des sports autos.
Avec la disparition du Grand Prix de France au Castellet en 2022, les perspectives de retrouver une épreuve dans l'Hexagone au calendrier de la F1 semblent toujours lointaines. Néanmoins, les solutions existent, des plus classiques aux plus étonnantes.
Les pistes traditionnelles, une solution d'avenir ?
À ce jour, seules deux pistes françaises disposent du Grade 1 – certification obligatoire attribuée par la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA) pour qu'un tracé puisse accueillir un Grand Prix de F1 –, que sont Magny-Cours (Nièvre) et Le Castellet (Var).
Avec ces deux options qui peuvent sembler attrayantes d’un point de vue historique – 18 représentations chacune –, les raisons qui entourent leur départ sont toujours d’actualité et doivent être prises en compte pour un retour pérenne d’un Grand Prix de France.
Il faut, en outre, éviter un isolement géographique total, un accès routier très vite saturé et une capacité hôtelière insuffisante, comme ce fut le cas avec Magny-Cours, ou encore qui accuse des pertes financières colossales, chiffrées à plusieurs dizaines de millions d’euros du côté du Castellet.
Sur le papier, deux villes pourrait remplir ce cahier des charges.
Le Mans, terre de Grand Prix
La première option se situe dans la Sarthe et abrite, ni plus ni moins, l’une des trois plus grandes courses au monde : les 24 Heures du Mans. Mais si les terres mancelles sont mondialement connues pour y tenir la plus grande course d’endurance, il est à rappeler qu’elles ont aussi accueilli le premier Grand Prix de l’histoire en 1906, un Grand Prix de Formule 1 en 1967 et organisent toujours le Grand Prix de France moto. De quoi envisager plus ?
Pour Pierre Fillion, président de l’Automobile Club de l’Ouest (ACO), "c'est une porte qui n'a jamais été fermée", a-t-il indiqué récemment auprès de Motorsport.com.
“Aujourd'hui, Le Mans n'a pas besoin de la Formule 1 pour vivre, mais je ne sais pas si, dans dix ou vingt ans, on ne fera pas un Grand Prix de F1. Il faudrait que la France ait la volonté d'organiser un Grand Prix de Formule 1 [...].”
Paris, un rêve inacessible
Reims, Rouen, Clermont-Ferrand, Le Mans, Le Castellet, Dijon et Magny-Cours, toutes ces villes françaises ont déjà accueilli au moins un Grand Prix de Formule 1. Mais qu’en est-il de notre capitale ?
Si Le Mans accueille le premier Grand Prix l’histoire, Paris voit le 22 juillet 1894 le départ de la toute première compétition automobile avec une arrivée à Rouen, organisée par le journaliste Français, Pierre Giffard.
1939, la Grand Prix automobile de Paris se tient pour la première fois en région Parisienne à Linas-Montlhéry avant de revenir après la Seconde Guerre mondiale au Bois de Boulogne jusqu’en 1952.
Plus récemment encore, de 2016 à 2019, la capitale a accueilli avec succès des courses de monoplaces 100 % électriques de Formule E autour de l'Hôtel des Invalides, prouvant qu'un circuit urbain temporaire restait techniquement faisable.
Néanmoins, malgré l’enthousiasme du pilote Français Esteban Ocon qui déclarait il y a peu au Parisien que voir un Grand Prix "autour de l’Arc de Triomphe serait génial", l’idée semble assez peu probable, ne serait-ce que pour les travaux qui devraient être entrepris, sans parler de la réception des riverains face à un événement aussi majeur sur plusieurs jours.
La solution aux grandes oreilles
Le constat serait que la situation semble bouchée. C’est là qu’apparait une voie, surprenante sur le papier, beaucoup moins quand on se penche dessus : organiser un Grand Prix à Disneyland Paris.
Marier l’univers féerique et familial de Disney avec le monde bruyant et ultra-technologique de la Formule 1, c’est d’abord un choc des cultures. Pourtant, un projet aurait déjà pu voir le jour en 2008, sous l'impulsion du quadruple champion du monde Alain Prost. Il faut dire que l’emplacement semble idéal, étant déjà doté d'une gare TGV/RER et d'infrastructures hôtelières géantes capables de gérer des flux de masse. Mais une accumulation de facteurs financiers, politiques et écologiques on eu raison du projet.
Pour autant, avec le changement de philosophie de la F1, qui vise la neutralité carbone d'ici 2030, plus, le partenariat stratégique mondial récent entre la F1 et Disney (baptisé Fuel The Magic) prouve que les deux marques souhaitent désormais associer leurs images auprès du grand public. De quoi envisager un Grand Prix prochainement ?