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«Ils ont vidé entièrement certains bassins» : dans l’Oise, des cambrioleurs dérobent plus de 250 carpes Koï à un pisciculteur

[Antoine Bienvault]

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, un pisciculteur, spécialisé dans l’élevage et la vente de carpes s’est fait voler plus de 250 carpes koï, des poissons dont le prix atteint parfois plusieurs milliers d’euros. Le gérant a ainsi perdu près de 80.000 euros dans ce cambriolage.  

Sous l’une de ses grandes serres qui abritent des milliers de Carpes Koi, Yoann Pierdet accuse le coup. Le visage encore marqué, il fixe amèrement ces grands bassins où, une semaine plus tôt, des cambrioleurs ont dérobés plus de 250 carpes Koï, des poissons d’origine japonaises destiné à embellir les lacs ou les fontaines. 

"Ils ont arraché la serre, puis ils ont vidé entièrement certains bassins de leurs poissons. Je pense qu’ils se sont servis de nos cages flottantes pour les stocker au bord de la route dans l’un de nos grands bassins. Puis une fois qu’ils avaient tous les poissons, ils ont appelé un camion complice pour les évacuer", explique-t-il au micro d'Europe 1.

Crédit : Antoine Bienvault / Europe 1

Des voleurs très avertis et organisés

Une semaine après le vol, certains bassins semblent en effet bien vides, dépouillés par ces voleurs très organisés, qui selon Yoann Pierdet savaient exactement ce qu’ils venaient chercher. "Ce sont des poissons qui coûtent assez cher. Ceux qui sont actuellement dans nos bassins valent autour de 300 euros. Mais certains plus gros qui ont été dérobés pouvaient monter jusqu’à 1.500 euros". 

Montant total du préjudice : près de 85.000 euros et un espoir quasiment nul de retrouver les poissons pour le gérant : "Malheureusement, on sait qu’il y a du trafic avec les Carpes Koï, car, encore une fois, elles valent assez chère. Mais pour voler autant de poissons, ce sont forcément des gens qui disposent d’un grand espace naturel pour les stocker. À mon avis, les carpes sont dans un étang ou quelque chose du genre… Et les retrouver dans un étang c’est mission impossible", soupire Yoann Pierdet.

Crédit : Antoine Bienvault / Europe 1

Grâce au soutien des gendarmes mobilisés depuis une semaine, le gérant espère au moins l’arrestation des voleurs pour tenter de tourner la page.