L'arrestation en Algérie de Mehdi Laribi, l'un des chefs présumés de la DZ Mafia, marque une nouvelle étape dans le réchauffement des relations entre Paris et Alger. Si Gérald Darmanin salue une coopération renforcée, la question sensible de son éventuelle extradition reste entière.
"La DZ Mafia existe toujours et reste puissante". La mise en garde du procureur de la République de Marseille intervient après l'annonce de l'arrestation en Algérie de l'un des chefs présumés du groupe de narcotrafiquants, Mehdi Laribi, interpellé le 20 juillet dernier et placé, à ce stade, sous contrôle judiciaire. Et s'il reste encore à régler la question d'une hypothétique extradition, on peut déjà parler d'une preuve du réchauffement des relations entre Paris et Alger.
"Merci aux autorités algériennes"
En accédant à la demande des autorités françaises, Alger acte une étape importante du dégel des relations avec Paris. La France avait en effet délivré un mandat d'arrêt contre Mehdi Laribi il y a plusieurs mois. Laurent Nuñez, puis Gérald Darmanin, s'étaient même rendus sur place, le premier en février, le second en mai, pour réclamer notamment son interpellation. D'où la satisfaction exprimée par le garde des Sceaux sur X.
"Merci aux autorités algériennes pour cette avancée et cette coopération", salue le ministre de la Justice qui, lors de son dernier déplacement en Algérie, était notamment venu accompagné de la présidente du parquet national anticriminalité organisée.
Une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée, a été interpellée en Algérie. Merci aux autorités algériennes pour cette avancée et cette coopération en lien avec le parquet national anti criminalité organisée (PNACO) et… https://t.co/JedPRY8EGk
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 5, 2026
Une extradition possible ?
Reste désormais la délicate question de l'extradition de ce chef présumé de la DZ Mafia, l'Algérie n'extradant pas ses ressortissants. Deux autres têtes de l'organisation mafieuse seraient par ailleurs également réfugiées sur place.
Autant de dossiers toujours épineux entre Paris et Alger, auxquels il faut ajouter le non-retour des personnes visées par une OQTF en Algérie et la détention du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné à Alger depuis juin 2025.