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DZ Mafia : quelles suites judiciaires après l'interpellation de Mehdi Laribi ?

DZ Mafia (Illustration). [GABRIEL BOUYS / AFP]

Mehdi Laribi, l'un des fondateurs de l'organisation criminelle marseillaise DZ Mafia, a été interpellé fin juillet en Algérie. L'homme de 36 ans faisait l'objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice française. Néanmoins, son extradition reste incertaine, l'individu ayant été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

C'est l'un des plus gros bonnets du narcotrafic français. Mehdi Laribi, un des fondateurs de la DZ Mafia, l'organisation criminelle marseillaise, a été interpellé fin juillet en Algérie. L’homme de 36 ans était traqué depuis plusieurs années par les autorités françaises.

Un premier coup de filet en mars dernier

Il faisait l'objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice française, et délivré dans le cadre de l'opération "Octopus". Un vaste plan mené par les gendarmes de la Section de recherches de Marseille, puis repris par la juridiction interrégionale spécialisée locale. L'objectif final : démanteler la tentaculaire DZ Mafia.

Un premier coup de filet avait été mené en mars dernier. Au total, 42 narcotrafiquants avaient été interpellés dans six départements différents. L'arrestation de Mehdi Laribi est donc la poursuite de cette vaste opération.

Une extradition loin d'être acquise

Cette interpellation s'est cette fois-ci déroulée en Algérie, dans l'est du pays. Il reste désormais à savoir si le narcotrafiquant va être extradé en France. Il y a en réalité peu d'espoir du côté des policiers français, comme l'explique Sébastien Greneron, délégué régional du syndicat Alliance Police nationale.

"La particularité de (Mehdi) Laribi, c'est qu'il a la double nationalité", note-t-il. "En termes d'extradition, il n'y a pas d'accord entre la France et l'Algérie. On va voir quelles suites vont être données au niveau pénal concernant cet individu", affirme-t-il.

Pour le moment, son extradition est incertaine, d'autant plus que le narcotrafiquant n'a pas été placé en détention provisoire mais remis en liberté sous contrôle judiciaire.