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Vague de chaleur : quatre villes italiennes, dont Rome, placées en alerte rouge

La vague de chaleur dont souffre l'Europe amène des températures record en Italie pour un mois de mai.
La vague de chaleur dont souffre l'Europe amène des températures record en Italie pour un mois de mai. [Alberto PIZZOLI / AFP]

Plusieurs grandes villes italiennes, dont la capitale Rome, ont été placées en alerte rouge, ce jeudi, par le ministère de la Santé italien, en raison de la vague de chaleur touchant particulièrement l'Europe de l'Ouest. Les températures atteignent jusqu'à 33 degrés, un record pour un mois de mai en Italie.

Le ministère de la Santé italien a classé jeudi les grandes villes de Rome, Florence, Bologne et Turin en alerte rouge ou niveau 3, soit le plus élevé, en raison d'une vague de chaleur touchant l'Europe cette semaine.

Les températures, inhabituelles pour la fin mai, devraient atteindre jusqu'à 33 degrés à Turin, ville alpine du nord de l'Italie, 32 degrés à Florence et Bologne (pour une température ressentie de 35 degrés) ou encore 31 degrés à Rome (température ressentie de 33 degrés), ville méditerranéenne située dans le centre-sud de la péninsule.

Le niveau 3 indique "une situation d'urgence (vague de chaleur) susceptible d'avoir des effets néfastes sur la santé des personnes en bonne santé et actives, et pas seulement sur les groupes à risque comme les personnes âgées, les très jeunes enfants et les personnes atteintes de maladies chroniques", détaille le ministère de la Santé. Ce niveau maximal d'alerte est activé quand des températures élevées et des conditions météorologiques particulières persistent pour trois jours consécutifs ou plus.

Une vague de chaleur en provenance d'Afrique du Nord

Depuis le 25 mai, le ministère de la Santé italien publie quotidiennement un bulletin sur les vagues de chaleur évaluant la situation dans 27 villes italiennes avec des prévisions à 24 heures, 48 heures et 72 heures.

Une vague de chaleur d'une précocité inédite déferle depuis le début de la semaine sur une partie de l'Europe - dont la France, le Royaume-Uni et l'Italie -, conséquence de la présence sur toute l'Europe de l'Ouest d'un "dôme de chaleur", zone de haute pression qui bloque l'air chaud en provenance d'Afrique du Nord.

Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations.