Environ 200.000 personnes ont été évacuées dans le sud-ouest de la France face à la violence des incendies qui ont brûlé. Certains ont trouvé refuge dans le Parc des expositions de Bordeaux, qui a été transformé, avec les moyens du bord, en centre d'hébergement d'urgence. La fatigue se lit très facilement sur le visage des sinistrés.
Des milliers de personnes sont présentes dans un des immenses hangars du Parc des expositions de Bordeaux, qui accueillent des personnes évacuées en urgence en raison des incendies qui frappent le sud-ouest. Chacun se crée son espace avec les moyens du bord. Il y a des lits de camp, des matelas jetés au sol, des tables en plastique, quelques chaises.
Tout le monde n'a pas réussi à trouver un lit
Monique et Denis jouent au scrabble pour faire passer le temps. La sinistrée se remet d'une nuit très mouvementée, évacuée de Saint-Médard, en périphérie de Bordeaux. "J'étais bien stressée ce matin, quand j'ai entendu l'alarme, j'étais en train de dormir. Mais je m'y attendais", explique-t-elle.
Arrivée en pleine nuit comme des milliers d'autres personnes dans une ambiance chaotique, Monique n'a pu trouver qu'un seul lit de camp pour elle et son mari. "On fera le relais, il surveillera les animaux pendant que je dormirai et vice-versa", témoigne-t-elle.
Plus loin, Ludovic, assis sur une chaise, l'air épuisé, n'a pas trouvé de lit depuis trois jours. De toute façon, il reste difficile pour lui de dormir en raison de la situation. "C'est fatigant déjà parce qu'on ne se repose pas, on n'arrive pas à dormir, on est toujours dans l'angoisse. L'angoisse du retour, de voir le village détruit, ça fait peur", dit-il avec inquiétude.
Toutes les personnes à qui Europe 1 a pu parler saluent le travail des bénévoles dans le centre d'accueil, malgré des conditions parfois difficiles.