L'incendie en Gironde "sera long à combattre" et "tant que le feu n'est pas fixé, il n'y aura pas de réintégration" des personnes évacuées, prévient le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dans un entretien à paraitre dimanche dans La Tribune.
En Gironde, un incendie, toujours en cours, a dévoré 32.700 hectares selon un dernier bilan, et 167.000 personnes au total ont été évacuées.
"Tant que le feu n'est pas fixé, il n'y aura pas de réintégration. Il faut le stabiliser, le stopper et le traiter. Parce qu'on évolue dans des milieux avec énormément de végétation au sol: un incendie fixé peut repartir à tout moment", a développé le ministre.
Cet incendie "sera long à combattre", a-t-il averti, "et la mobilisation des armées décidée par le président de la République est d'une grande utilité".
Quelque 2.000 personnes dans le Var sont toujours évacuées en raison de l'incendie de Pontevès, encore très actif après avoir parcouru 4.000 hectares en cinq jours, a annoncé la préfecture.
"Ce samedi soir, 2.000 personnes n'ont pas encore été autorisées à regagner leurs domiciles. Des centres d'accueil temporaires ont été activés dans les communes limitrophes pour accueillir les personnes sans solution de relogement", a annoncé dans un communiqué la préfecture du Var, rappelant toutefois que "des pluies sont espérées dans la nuit", et qu'elles pourraient aider les pompiers à juguler le feu.
"Les prochaines heures peuvent être difficiles" en Gironde où sévissent de violents incendies, a prévenu le Premier ministre Sébastien Lecornu en pointant des prévisions météorologiques qui "redeviennent défavorables".
"La situation demeure particulièrement critique en Gironde. Le changement brutal des conditions météorologiques intervenu hier a profondément modifié la dynamique du feu. Après une légère amélioration cette nuit et ce matin, les prévisions redeviennent défavorables", a-t-il détaillé sur X à l'issue d'une cellule interministérielle de crise.
Trois hommes ont été arrêtés, ce samedi 25 juillet en Gironde, pour mise en danger de la vie d'autrui, dont deux pour avoir tiré des feux d'artifice, a-t-on appris du parquet de Bordeaux.
Deux hommes de 19 et 21 ans, employés de restauration, ont été interpellés à 3 heures du matin à La-Teste-de-Buch, au sud du bassin d'Arcachon. Ils seront jugés en comparution immédiate mercredi "pour avoir tiré des feux d'artifice en direction de la voie rapide et d'un complexe sportif", a fait savoir samedi le procureur de la République à Bordeaux, Renaud Gaudeul.
Ce même jour, un autre homme de 33 ans a été interpellé peu après minuit, à Lormont, en périphérie de Bordeaux, "pour avoir volontairement mis le feu à des arbustes". Cet "ambulancier de profession", "qui était alcoolisé", sera déféré demain au parquet, précise Renaud Gaudeul.
Enfin, un homme de 26 ans, surpris en train de fumer à Lacanau et qui, la veille, avait allumé un barbecue à proximité de son campement en forêt, sera jugé en janvier pour mise en danger de la vie d'autrui.
L'incendie de Pontevès dans le Var reste encore "très actif" en raison de "nombreuses reprises" qui nécessitent des évacuations dans plusieurs communes, a annoncé la préfecture, au cinquième jour des opérations contre ce feu qui a déjà parcouru 3.950 hectares.
Après avoir rapporté des reprises samedi matin déjà, la préfecture du Var a annoncé en début de soirée de "nombreuses reprises" sur les communes de Barjols, Correns, "avec des sautes du feu en direction de Châteauvert et Brue-Auriac."
"Des évacuations sur ces communes sont en cours", souligne la préfecture, rappelant qu'"au cinquième jour depuis son déclenchement, le feu est très actif."
Au total, un millier de pompiers et 250 véhicules restent engagés sur le terrain contre le feu, épaulés par six hélicoptères bombardiers d'eau et deux avions dash, d'après la préfecture.
Trois mille personnes vont pouvoir à réintégrer leurs habitations, à partir de 20 heures, à Biscarrosse (Landes) dans les secteurs "complètement stabilisés", a annoncé le préfet de Gironde Gilles Clavreul.
Ce rapatriement doit pouvoir s'effectuer même si dans la région, l'incendie n'est pas encore maîtrisé, a indiqué le préfet.
Des milliers de personnes sont présentes dans un des immenses hangars du Parc des expositions de Bordeaux, qui accueillent des personnes évacuées en urgence en raison des incendies qui frappent le sud-ouest.
Chacun se crée son espace avec les moyens du bord. Il y a des lits de camp, des matelas jetés au sol, des tables en plastique, quelques chaises.
Arrivée en pleine nuit comme des milliers d'autres personnes dans une ambiance chaotique, Monique n'a pu trouver qu'un seul lit de camp pour elle et son mari. "On fera le relais, il surveillera les animaux pendant que je dormirai et vice-versa", témoigne-t-elle.
Plus loin, Ludovic, assis sur une chaise, l'air épuisé, n'a pas trouvé de lit depuis trois jours. De toute façon, il reste difficile pour lui de dormir en raison de la situation. "C'est fatigant déjà parce qu'on ne se repose pas, on n'arrive pas à dormir, on est toujours dans l'angoisse. L'angoisse du retour, de voir le village détruit, ça fait peur", dit-il avec inquiétude.
Toutes les personnes à qui Europe 1 a pu parler saluent le travail des bénévoles dans le centre d'accueil, malgré des conditions parfois difficiles.
"Nous reconstruirons, nous réparerons et nous serons présents aussi longtemps qu'il le faudra" après les violents incendies qui frappent actuellement la France, notamment en Gironde et dans les Landes, a assuré Emmanuel Macron sur X.
"Dans ces heures où les flammes éprouvent durement notre pays, la France révèle ce qu'elle est : un peuple uni, qui se serre les coudes", a encore salué le chef de l'Etat, après l'évacuation d'environ 200.000 personnes dans le sud-ouest.
La menace posée par l'incendie massif qui sévit en Gironde "reste très sérieuse", même s'il "a perdu un peu de sa virulence", a déclaré la préfète Sophie Brocas, en appelant à ne "pas relâcher la vigilance".
"La menace reste très sérieuse. Ce feu reste dangereux. Nous sommes dans un épisode qui reste grave", a-t-elle souligné lors d'un point-presse. Mais "il a perdu un peu de sa virulence grâce à la baisse des températures et à l'augmentation de l'humidité".
L'avion militaire de transport A400M déployé par le gouvernement pour lutter contre les incendies dans le Sud-Ouest a effectué son premier largage de produit retardant le feu samedi après-midi à Lacanau en Gironde, a constaté l'AFP.
C'est la première fois que cet appareil pouvant emporter 20.000 litres d'eau ou de produit retardant le feu, développé par le constructeur de l'A400M Airbus, est déployé en conditions réelles.
"Tout a été mis en oeuvre par les armées pour évaluer" cette sorte de vaste cuve chargée dans l'avion, "et s'assurer de son emploi opérationnel au plus tôt", a expliqué samedi à l'AFP l'Etat-major des armées.
Un total de 1.500 militaires seront mobilisés à partir de samedi soir pour lutter contre les incendies qui font rage en France, a annoncé le ministère des Armées dans un communiqué.
Ces militaires auront "notamment pour mission d'appuyer l'évacuation des populations résidant dans les zones menacées par les incendies" et "contribueront par ailleurs à protéger les habitations laissées sans surveillance", a précisé le ministère. Jusqu'ici, environ 1.000 militaires étaient mobilisés.
Les organisateurs du Tour de France ont confirmé que le parcours de la 21e et dernière étape allait être modifié par manque de forces mobiles de gendarmerie, occupées sur les incendies autour de Bordeaux.
Si la boucle sur Montmartre est bien maintenue, les coureurs ne circuleront pas entre Thoiry et Paris.
"Le départ officiel sera donné depuis la ligne d’arrivée à 17h50 - les coureurs effectueront 2 tours supplémentaires des Champs Elysées avant de rejoindre le circuit de Montmartre pour une arrivée programmée à 19h45", est-il indiqué dans un communiqué.
Les pompiers de Paris ont envoyé des renforts supplémentaires dans le Sud-Ouest pour la lutte contre les feux, des effectifs près de trois fois plus importants que pour les incendies de 2022, a indiqué à l'AFP le commandant de la brigade.
Arnaud de Cacqueray, commandant de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), a envoyé dans la matinée samedi "une centaine de sapeurs-pompiers supplémentaires avec différentes composantes et principalement une composante extinction des incendies". Ils devaient arriver à Mérignac, à l'ouest de Bordeaux, en milieu d'après-midi.
Déjà "45 sapeurs-pompiers de Paris avec six engins étaient engagés depuis trois jours" dans le Sud-Ouest, où la BSPP dispose d'une unité permanente à Biscarrosse (Landes) pour protéger le site de la Direction générale de l'armement - Essais de missiles (DGA-EM), a-t-il précisé.
La brigade de sapeurs-pompiers de Paris avait déjà envoyé des renforts lors des incendies d'ampleur il y a quatre ans, mais les effectifs cette fois-ci sont "près du triple de ce que nous avions engagé en 2022", selon Arnaud de Cacqueray.
Un incendie dans des montagnes des Hautes-Alpes, entre les communes de L'Argentière-La Bessée et Freissinières, est toujours actif, a averti la préfecture, évaluant à 510 hectares la surface parcourue par le feu.
"Le feu de forêt reste actif, avec la persistance de nombreux points chauds dans un secteur de montagne particulièrement difficile d'accès", a indiqué la préfecture dans un communiqué, incriminant un "relief très escarpé, la densité de la végétation et les risques de chutes de pierres".
Environ 220 sapeurs pompiers et autres moyens départementaux et militaires, ainsi que des engins pour lutter contre le feu, sont mobilisés, appuyés par un hélicoptère bombardier d'eau, ajoute le communiqué.
"Aucune habitation n'a été endommagée" mais deux sapeurs pompiers ont été "légèrement blessés". L'incendie, déclenché par la foudre, a contraint à l'évacuation partielle ou en totalité de plusieurs hameaux ainsi que d'un camping. D'autres habitants sont confinés dans leur domicile.
L'incendie d'une ampleur inédite qui sévit en Gironde depuis mercredi a ravagé 32.700 hectares à la mi-journée, a annoncé la préfecture dans un communiqué.
Le feu, qui a provoqué l'évacuation de 167.000 personnes, "poursuit sa propagation dans un axe nord-sud, alimenté par un vent de sud-ouest", mais "la baisse des températures et l'augmentation de l'humidité" le rendent "moins virulent", précise la préfecture.
Selon la même source, "54 sapeurs-pompiers blessés ont été pris en charge, dont neuf évacués, tous en urgence relative".
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une nouvelle cellule interministérielle de crise en fin d'après-midi sur les feux de forêt qui frappent le territoire, a annoncé Matignon.
De violents incendies touchent notamment la Gironde, où un avion de transport militaire A400M doit être déployé, et dans les Landes.
Près de 200.000 personnes ont été évacuées au total en raison des feux qui sévissent dans le Sud-Ouest de la France, dont 167.000 pour la seule Gironde, a indiqué samedi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
En Gironde, où un feu a déjà ravagé 40.000 hectares, "57.000" personnes supplémentaires ont été évacuées dans la nuit de vendredi à samedi, s'ajoutant aux 110.000 contraintes de quitter leur logement ou lieu de vacances depuis mercredi. Le ministre de l'Intérieur a chiffré à "30.000" le nombre d'évacuations dans le département voisin des Landes, à l'issue d'un point de situation au centre opérationnel de la gestion interministérielle de crise (Cogic).
SNCF Voyageurs a recommandé samedi de reporter les déplacements en train "prévus du samedi 25 au lundi 27 juillet" à destination des zones concernées par les incendies en Gironde et dans les Landes, assurant qu'annulation et report des billets sont possibles sans frais.
Cette décision a été prise "compte tenu de la situation exceptionnelle provoquée par les incendies en Gironde et dans les Landes", dans le "nord du bassin d'Arcachon et secteur de Biscarrosse", explique SNCF Voyageurs dans un communiqué samedi.
Ce, "à la demande du gouvernement qui souhaite limiter les flux entrants de voyageurs et afin de ne pas gêner les interventions des secours".
L'évacuation de Bordeaux n'est "pas à l'ordre du jour" malgré l'incendie qui fait rage à quelques dizaines de kilomètres, a affirmé samedi Thomas Cazenave, maire de la ville où 5.000 à 6.000 personnes évacuées des communes alentour ont trouvé refuge.
"Les Bordelaises et les Bordelais ne se préparent pas à évacuer, nous ne sommes pas concernés par le plan d'évacuation" en cours à l'ouest de la ville, a souligné l'élu lors d'un point-presse. "Ce n'est pas à l'ordre du jour", même si "(nous) serons prêts à faire face à toute éventualité", a-t-il ajouté.
À la mi-journée, Laurent Nuñez a pris la parole pour évoquer la situation des incendies dans le sud-ouest. Le ministre de l'Intérieur a annoncé que 98.000 hectares sont partis en fumée sur l'ensemble du territoire, "un record historique".
Laurent Nunez a confirmé que 500 militaires sont déjà sur le terrain en Gironde, 500 autres arriveront rapidement. Une petite accalmie a été constatée dans la nuit de vendredi à samedi, ce qui permet aux sapeurs-pompiers de s'attaquer à la lisière de l'incendie.
En Gironde, 750 pompiers sont sur le terrain pour combattre l'incendie. Ils sont appuyés par 18 moyens aériens : "deux Canadair, deux avions DASH, trois hélicoptères bombardiers d'eau et 11 avions Airtractor", précise le ministre de l'Intérieur.
À la demande du Premier ministre, un avion A400M sera bien utilisé pour combattre les incendies. Son premier vol aura lieu ce samedi après-midi pour larguer du produit retardant.
Le feu qui sévit depuis mercredi soir autour de Biscarrosse dans les Landes, au sud de celui qui embrase la Gironde, a brûlé 3.500 hectares, a-t-on appris auprès des pompiers qui espèrent le "fixer" samedi malgré des "vents tourbillonnants".
Cet incendie a conduit, à ce stade, à l'évacuation d'environ 36.000 personnes, habitants de la commune et de celles voisines de Parentis-en-Born et Sanguinet, ainsi que les occupants de deux campings de la zone, très touristique.
L'année 2026 est devenue celle où le plus de surfaces brûlées ont été recensées en France par les satellites du système européen Effis dépassant d'ores et déjà le total de 2022 alors que des feux hors de contrôle sévissent en Gironde et dans les Landes.
Quelque 69.473 hectares ont brûlé en France depuis le début de l'année, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt, contre un peu plus de 66.300 en 2022.
Contrairement à 2022, des feux de forêt massifs ont également été enregistrés par Effis en février 2026, traditionnellement une période d'écobuage (débrouissallage par le feu) et de feux allumés volontairement par les pompiers pour nettoyer les forêts, mais juillet 2026 est aussi le pire mois de juillet pour l'Hexagone depuis le début des mesures en 2006.
Ce vendredi, les pompiers de la ville de Le Perray-en-Yvelines ont été alertés qu'un feu d'herbes sèches s'était déclaré sur un terrain abandonné. 200 m² de végétation sont partis en fumée mais les pompiers ont pu éteindre les flammes.
Selon la personne qui a prévenu les pompiers, ce sont des enfants qui ont déclenché cet incendie en tentant d'allumer un barbecue. Ils ont pris la fuite. Les autorités n'ont pas réussi à identifier les auteurs des faits.
Ce vendredi après-midi, aux alentours de 16h40, un incendie s'est déclaré sous le pont d'Aquitaine. Les flammes ont détruit 4.500 m² de broussailles. Les pompiers sont rapidement intervenus pour contenir le feu. Aucun dégât n'est à déplorer, ni aucun blessé.
Au moment des faits, un enfant a été identifié prenant la fuite en trottinette. Il a été interpellé vers 18 heures. Il a été établi qu'il n'était âgé que de 11 ans.
Sébastien Lecornu a demandé aux Armées de déployer dès samedi un avion de transport militaire A400M pour lutter contre les importants incendies en Gironde, a annoncé Matignon.
L'aéronef doit être équipé d'un kit de largage qui permet de déverser 20 tonnes de produit retardant, soit l'équivalent de deux avions Dash. Son déploiement était jusque-là prévu à la toute fin du mois, en raison de préparations techniques et d'essais nécessaires au préalable.
Environ 3.500 personnes évacuées du bassin d'Arcachon et de communes proches de Bordeaux, menacées par le feu, étaient hébergées samedi matin au parc des expositions de Bordeaux transformé en centre d'accueil, a-t-on appris auprès de la métropole.
Deux vastes hangars mettaient à disposition des évacués lits de camp, tapis de sol, cartons de vêtements et nourriture, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Emmanuel Macron a demandé de l'aide à la communauté européenne pour lutter contre les incendies en France. Plusieurs appareils croates, portugais ou encore slovaques sont en route pour le Var, les Landes et la Gironde.
À la fin du mois de juillet, un avion militaire français pourrait être déployé pour lutter contre les flammes, il s'agit de l'A400M, généralement envoyé sur un front de guerre et dont l'utilisation a été repensée pour ce genre de mission.
Cet avion est un "gros porteur", comme l'explique Patrick Chavada, membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers. "Il est utilisé par les forces militaires pour mettre des véhicules, des chars à l'intérieur". Airbus a travaillé "sur un kit" qui peut être installé dans l'avion et qui "peut contenir une certaine capacité de produit".
"La soute va s'ouvrir et va poser ce que l'on appelle des lignes d'arrêt qui est du retardant. C'est-à-dire que quand le feu va arriver dessus, il va baisser d'intensité".
Les flammes continuent de gagner du terrain en Gironde. Conséquence, sept communes ont été évacuées par mesure préventive ces dernières heures. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont concernées, notamment à Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc ou encore Le Haillan, comme a pu le constater l'envoyé spécial d'Europe 1.
Ce vendredi déjà, d'autres communes du bassin d'Arcachon, elles aussi, ont reçu un ordre similaire. Des milliers de personnes se sont retrouvées sur les routes entre le Cap Ferret et Bordeaux provoquant des embouteillages jusqu'au milieu de la nuit, voire jusqu'à l'aube.
"On en est clairement à prier pour qu'il pleuve parce que c'est colossal. On a l'impression que c'est complètement hors de contrôle. Donc, on croise les doigts et puis on va attendre. Et on espère que les maisons ne seront pas touchées, comme certaines sur le bassin", avoue Kevin.
Il a bien plu quelques gouttes accompagnées d'orages dans la nuit, mais cela n'a pas suffi, loin de là, pour calmer l'incendie que la préfète de Gironde décrit comme un ogre. D'autres épisodes orageux sont attendus dans la journée avec, encore une fois, de la pluie mais aussi un vent important qui pourrait à nouveau propager les flammes encore plus rapidement.
La nuit a été rude avec des vents importants. Pour venir en aide aux 1.000 pompiers déployés, Emmanuel Macron a donc annoncé un renfort de 500 militaires. Au total, ils seront un millier sur le terrain ce samedi. Un point positif tout de même, une baisse notable des températures après plusieurs jours de fortes chaleurs.
Bison Futé a appelé dans la nuit de vendredi à samedi les automobilistes à "éviter de se rendre ou de traverser le département de la Gironde" en raison des incendies en cours, alors que la journée est classée rouge au niveau national dans le sens des départs.
"En raison des incendies en cours en Gironde (Nord du bassin d'Arcachon, Biscarrosse), il est déconseillé de se rendre ou de traverser le département de la Gironde. Reportez votre trajet si possible. Laissez les routes libres pour les secours", a indiqué Bison Futé.
Bison Futé a proposé comme "itinéraire alternatif sur l'axe France-Espagne" l'autoroute A20 et l'autoroute A64.
L'incendie qui sévit depuis mercredi en Gironde, dans le sud-ouest de la France, et se dirige vers la métropole bordelaise, nécessite l'évacuation de "manière préventive" de quatre communes supplémentaires, a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi la préfète du département.
Cette nouvelle mesure concerne les habitants des communes de Saint-Médard-en-Jalles (33.000 habitants), Saint-Jean d'Illac (9.600), Martignas-sur-Jalles (8.000) et Saint-Aubin de Médoc (7.800), toutes proches ou faisant partie de la métropole de Bordeaux.
Le feu, qui a débuté au nord du bassin d'Arcachon, a détruit 19.000 hectares et 100 bâtiments en trois jours, selon la préfecture.
Quelque 500 militaires supplémentaires vont être envoyés "en appui des sapeurs-pompiers" qui luttent contre les violents incendies en Gironde et dans les Landes, a annoncé vendredi soir Sébastien Lecornu, à l'issue d'une cellule interministérielle de crise.
Au total, ce sont environ 1.000 militaires qui seront déployés sur le terrain face aux flammes qui ont déjà dévoré 22.000 hectares et provoqué l'évacuation de plus de 140.000 personnes. De plus, "1,5 million de masques FFP2 seront acheminés dès cette nuit vers la Gironde afin de protéger les personnels engagés et les populations exposées aux fumées nocives pour la santé", a ajouté le Premier ministre sur X.
"C'est une situation totalement inédite", a affirmé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, concernant les incendies. "On n'avait jamais vu ça, un feu convectif (qui s'autoalimente) de cette ampleur".
Les flammes se dirigent à présent vers la métropole bordelaise, a déclaré de son côté la préfète de Gironde, Sophie Borcas, qui anticipe déjà de nouvelles évacuations pour des milliers de personnes.
Ce feu en Gironde a déjà parcouru 19.000 hectares, soit plus que la surface de Paris, et détruit 100 bâtiments, selon la préfecture. Malgré une "lutte acharnée" du millier de sapeurs-pompiers engagés, la nuit a été marquée par une propagation des flammes extrêmement rapide. Au total, 42 pompiers blessés ont été pris en charge, dont 9 évacués, "tous en urgence relative", selon la préfecture.
La situation était critique ce vendredi soir sur le front des incendies. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 110.000 personnes ont déjà été évacuées en Gironde, 31.000 dans les Landes, une des plus grandes opérations de ce genre jamais organisées en France en lien avec les incendies.
Depuis, quelque 22.000 hectares ont déjà été parcourus par les flammes depuis le déclenchement des incendies. Le président de la République, Emmanuel Macron, a demandé aux Armées "de se mobiliser pour venir en renfort maximal de la sécurité civile". Les autorités prévoient déjà d'autres évacuations.