Dans un entretien à "Politico", Rodolphe Belmer, s'attaque à YouTube. Le patron de TF1 demande à Paris et à Bruxelles de davantage réguler la plateforme de vidéos en ligne, concurrente direct de la télévision.
Ce n'est pas la première fois que Rodolphe Belmer s'en prend à YouTube. La semaine dernière déjà, le patron de la première chaîne assurait depuis le festival Séries Mania à Lille, que YouTube est "un passager clandestin". Il demande ainsi à Bruxelles et Paris de revoir la taxation de la plateforme de vidéos, inégale en comparaison à la télévision.
Situation "intenable"
La situation est "intenable", tacle Rodolphe Belmer dans un entretien à Politico. Comme il l'expliquait précédemment, YouTube “opère avec un très bas niveau de taxation, un très bas niveau d’obligation et un très bas niveau de responsabilité”, créant ainsi des inégalités majeures avec les chaînes linéaires.
Des propos qui font écho à ceux tenus par le patron de Netflix, comme le rappelle Politico, selon quoi “YouTube est un concurrent direct de la télévision”. Car oui, les chaînes traditionnelles et les plateformes de streaming ont pour rivale commune la chaîne de vidéos.
Si de la concurrence entre télévision traditionnelle et plateformes de streaming, telles qu'Apple tv, Amazon ou Netflix, existait au début, depuis quelques temps, "elles sont parfaitement intégrées à l'écosystème créatif européen, avec des investissements très forts", poursuit Rodolphe Belmer.
Hébergeur et non éditrice
Et pour cause, YouTube, se définissant comme hébergeur de vidéos et non éditrice, elle n'a aucun coût de programme et n'est pas soumise aux mêmes règles publicitaires que ses concurrentes.
Le problème étant que la part d'utilisateur de YouTube, consommant les vidéos sur un écran de télévision se place à hauteur de 67%, selon les chiffles de Médiamétrie. Le PDG de TF1 demande ainsi à l'Union européenne et à Paris, de réguler le paysage audiovisuel.