Gérard Miller aux manettes d'une émission sur la politique "uniquement avec des psys"

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Un mois avant les européennes, le psychanalyste animera sur LCI, entouré de quatre confrères, une émission qui aura pour mission d'apporter un éclairage sur le monde politique.
INTERVIEW

Il est sans doute le psychanalyste le plus connu, ou du moins le plus médiatique de France. Gérard Miller, passé chez Michel Drucker ou Laurent Ruquier, a aussi animé ses propres émissions. Aujourd'hui, sur LCI, il lance le 28 avril Le divan des politiques, émission dont il a présenté le concept dans le Grand journal de Philippe Vandel.

Ni journalistes, ni politiques : que des psys

Le programme qui devrait comporter quatre numéros avant les élections européennes, le dimanche de 17h à 18h, se veut inédit dans son concept : "L'idée de base est de faire quelque chose qui n'a jamais été fait à la télévision : mettre sur un plateau uniquement des psys (psychanalystes, psychiatres, psychologues)." Exit les journalistes et les politiques. Ces psys "éminemment reconnus par la profession", qui seront au nombre de quatre par émission, auront pour mission d'"apporter un éclairage sur ce que nous entendons, voyons, vivons collectivement".

Non, ce ne sera pas une consultation

Chaque émission portera sur trois thèmes. Le premier numéro s’intéressera notamment "au pouvoir et au pouvoir en place. Emmanuel Macron ou la majorité présidentielle seront donc à l'honneur", indique Gérard Miller qui pour sa part n'a jamais fait mystère d'avoir voté Jean-Luc Mélenchon aux dernières élections présidentielles (il a par ailleurs co-fondé la web télé engagée Le Média en janvier 2018, ndlr). Et le psy qui jonglera entre politique et psychanalyse tient à préciser qu'il n'exercera nullement son métier sur le plateau : "La psychanalyse, c'est dans un cabinet, dans une situation de secret."

"Cohn-Bendit représente ce qu'il y a de pire dans ma génération"

Dans les couloirs de LCI, Gérard Miller a toute les chances de croiser une autre figure de la chaîne, Daniel Cohn-Bendit, qu'il n'a pas hésité à traiter de "sirène échevelée du libéralisme" dans son dernier livre. "Je pense que Cohn-Bendit, aussi sympathique soit-il, puisque j'ai pu le côtoyer dans nos relations de jeunes gauchistes, représente pour moi ce qu'il y a de pire dans ma génération, c'est-à-dire, ceux qui vraiment, à un moment donné, de façon résolue, ont tourné casaque. On peut vieillir, on peut changer d'opinion. Lui a vraiment pris dans le macronisme une posture que je trouve absolument détestable", lâche le psychanalyste.