Avec "Fliquez-vous les uns les autres", France 5 se penche sur la vidéosurveillance

  • A
  • A
Nice vidéosurveillance 1:56
Nice est l'une des villes qui a le plus recours à la vidéosurveillance aujourd'hui. © VALERY HACHE / AFP
Partagez sur :
Diffusé mardi soir sur France 5, le documentaire "Fliquez-vous les uns les autres" s'intéresse notamment au phénomène de la vidéosurveillance, en plein essor en France. Son réalisateur, Olivier Lamour, explique à Europe 1 ne pas avoir trouvé de réponses à toutes les questions qui se posent sur cet épineux sujet.

C'est un documentaire qui s'intéresse à l'essor de la surveillance, et notamment de la vidéosurveillance, depuis la fin du 20ème siècle en France. Réalisé par Olivier Lamour et Michel Henry, Fliquez-vous les uns les autres est diffusé mardi soir sur France 5 à 20h50. De plus en plus de caméras sont installées dans les villes et les campagnes. Elles sont présentées comme une arme contre l’insécurité, mais certains y voient aussi un outil de surveillance de la population. Le documentaire s'attache à démêler le vrai du faux sur ce sujet très sensible. 

"On est allé de surprises en surprises"

Mais pourquoi s'intéresser à ce sujet ? "Dès qu'on lève les yeux, on s'aperçoit qu'il y a énormément de caméras", explique le réalisateur Olivier Lamour à Europe 1. "On s'est demandé ce qu'il y avait derrière, ce qui est assez légitime. Est-ce qu'on est surveillés ? Est-ce qu'on est protégés ? Qui regarde ces caméras ? Combien ça coûte ? Est-ce que c'est archivé ? On n'avait aucune réponse et les réponses n'ont pas toujours été faciles à trouver", admet-il.

" On était un peu estomaqués de voir le flou qui règne autour de tout ça "

Mener ce documentaire n'a donc pas été chose aisée, notamment en raison de l'opacité qui règne dans ce domaine. Ces réponses, soit personne ne les a, soit personne ne souhaite vraiment les donner. "On est allé de surprises en surprises", poursuit Olivier Lamour. "C'est vrai qu'on ne s'attendait pas à ce qu'on nous dise, au ministère de l'Intérieur, qu'on n'arrive pas à évaluer le nombre de caméras, alors que chaque caméra doit être déclarée en préfecture. Idem, qu'on n'arrive pas à évaluer les coûts de ces dispositifs alors que Beauvau subventionne ces dispositifs jusqu'à 80% pour les mairies."

Reconnaissance faciale, surveillance humaine…

En résumé, "on était un peu estomaqués de voir le flou qui règne autour de tout ça", souligne le documentariste. "On n'a pas trouvé d'évaluation de la vidéosurveillance. Or, le territoire se couvre de ces systèmes, comme si c'était la panacée."

Retrouvez toute l’actu médias dans notre newsletter quotidienne

Recevez chaque jour à 13h les principales infos médias du jour dans votre boîte mail. Un rendez-vous incontournable pour être au point sur l’actu, les audiences télé de la veille et faire un point sur les programmes à ne pas manquer.

Abonnez-vous ici

Le documentaire s’intéresse également à la reconnaissance faciale, mais aussi à la surveillance la plus basique et la plus ancienne qui soit : la surveillance humaine. Des associations de citoyens qui se disent "vigilants" n’hésitent pas à surveiller ce qui se passe autour de chez eux, ce qui pose la question de la délation. Le documentaire Fliquez-vous les uns les autres sera suivi d’un débat animé par Marina Carrère d'Encausse, à partir de 22 heures.