La visite d’Ursula von der Leyen en Australie, prévue la semaine prochaine, relance l’espoir d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et Canberra. Après des années de négociations bloquées, les deux parties veulent avancer malgré des désaccords persistants sur les produits agricoles.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rendra en Australie la semaine prochaine, laissant espérer un accord de libre-échange après des années de négociations.
Le Premier ministre australien Anthony Albanese a annoncé mercredi qu’il rencontrerait Ursula von der Leyen à Canberra le 24 mars. Elle se rendra dans le pays du 23 au 25 mars, accompagnée du commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič.
"Approfondir notre coopération"
Les responsables devraient notamment discuter d’un accord de libre-échange, encore bloqué par certaines questions comme l’accès au marché européen pour l’agneau et le bœuf australiens.
"Je me réjouis d’accueillir la présidente von der Leyen en Australie et de poursuivre les négociations pour approfondir notre coopération", a déclaré Anthony Albanese dans un communiqué.
La Chine représente le principal débouché des exportations australiennes et les États-Unis constituent sa principale source d’investissement.
Les responsables australiens ont redoublé d’efforts pour diversifier les marchés d’exportation agricoles lorsqu’un différend avec Pékin, en 2020, a bloqué ces exportations pendant plusieurs années.
L’UE, troisième partenaire commercial bilatéral de l’Australie
L’Union européenne est le troisième partenaire commercial bilatéral de l’Australie et sa deuxième source d’investissements étrangers.
Le ministre australien du Commerce, Don Farrell, a affirmé à Sky News Australia qu’un accord avec l’UE permettrait à l’Australie de gagner 10 milliards de dollars australiens (6,1 milliards d’euros) en échanges commerciaux.
L’Australie avait précédemment indiqué qu’elle pourrait supprimer la taxe sur les voitures de luxe imposée aux véhicules européens en échange d’un meilleur accès au marché agricole de l’UE.