Chercheurs français détenus en Iran : "Les dernières nouvelles sont inquiétantes"

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Le comité de soutien pour la libération de Fariba Adelkhah et Roland Marchal a organisé un rassemblement place du Trocadéro. © Thomas SAMSON / AFP
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Fariba Adelkhah et Roland Marchal, deux chercheurs de Science Po Paris, sont retenus en Iran depuis le mois de juin, le régime les ayant accusés de conspiration. Mardi 11 février, leur comité de soutien organisait un rassemblement en leur nom, place du Trocadéro à Paris.
INTERVIEW

Un rassemblement silencieux s’est tenu mardi à Paris, place du Trocadéro, en solidarité aux deux universitaires français retenus en Iran depuis plus de 250 jours. Fariba Adelkhah et Roland Marchal, deux chercheurs français de Sciences Po, ont été fait prisonniers le 5 juin 2019, ils sont accusés de "collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale".

"Les dernières nouvelles qui nous sont arrivées sont très inquiétantes", confie à Europe 1 Sandrine Perrot, chercheuse au Centre de recherches internationales de Science po, et l'une des membres fondatrices du comité de soutien. "La longueur de la détention devient difficile pour la santé de Roland. Pour Fariba, c’est encore plus alarmant, puisqu’elle est en grève de la faim depuis le 24 décembre. On en est à 49 jours. Elle est très affaiblie", indique-t-elle.

Une date symbolique

L’anthropologue franco-iranienne refuserait désormais les perfusions qui l’alimentent, la douleur étant devenue insupportable. "On est en attente de chaque nouvelle vis-à-vis de sa santé", ajoute Sandrine Perrot. Le rassemblement de mardi fait également référence à une date symbolique, puisque le le 11 février marque l'anniversaire de la révolution islamique iranienne. "Ce rassemblement est là pour leur dire que l’on est à leurs côtés, mais aussi pour défendre la liberté académique", conclut Sandrine Perrot.

Europe 1
Par Pauline Jacot, édité par Romain David