Trump prévient la Russie qu'il va lancer des missiles sur la Syrie

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"Vous ne devriez pas vous associer à un animal qui tue avec du gaz, qui tue son peuple et aime cela", a écrit Donald Trump dans un tweet.
"Vous ne devriez pas vous associer à un animal qui tue avec du gaz, qui tue son peuple et aime cela", a écrit Donald Trump dans un tweet. © OLIVIER DOULIERY / AFP
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Le président américain a affirmé mercredi dans un tweet qu'il allait lancer des missiles sur la Syrie afin de riposter à l'attaque chimique présumée imputée au régime de Bachar al-Assad

Donald Trump s'apprête à mettre ses menaces à exécution. Sur Twitter, le président américain a affirmé qu'il allait lancer des missiles sur la Syrie afin de riposter à l'attaque chimique présumée imputée au régime de Bachar al-Assad.

"Que la Russie se tienne prête". Il s'est adressé directement à la Russie : "La Russie jure d'abattre n'importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et 'intelligents !' Vous ne devriez pas vous associer avec un animal qui tue son peuple avec des armes chimiques et qui s'en réjouit ", a-t-il écrit avant de publier un deuxième tweet dans lequel il affirme que les relations avec la Russie sont pires que pendant la Guerre froide. "Il n'y a pas de raison à cela. La Russie a besoin qu'on l'aide sur son économie, ce qui devrait être très facile à faire, et nous avons besoin que toutes les nations travaillent ensemble. Arrêtons la course aux armements ?", poursuit-il.

Malgré le veto russe. La confrontation entre les États-Unis et la Russie sur le dossier syrien s'est durcie ces derniers jours : Moscou, soutien indéfectible de Damas, a opposé mardi son veto au Conseil de sécurité à un projet de résolution américain visant à créer un mécanisme d'enquête indépendant sur le recours aux armes chimiques en Syrie. Mais en face, les Occidentaux, États-Unis et France en tête, ont redoublé de détermination après avoir déjà fait clairement planer la menace de représailles militaires.

"Viser les terroristes", pas le "gouvernement légitime" syrien. Dans la foulée du premier tweet de Donald Trump, la diplomatie russe a réagi affirmant que les missiles américains devaient viser "les terroristes" et non "le gouvernement légitime" syrien. "Les missiles intelligents doivent voler en direction des terroristes et non pas en direction du gouvernement légitime, qui lutte depuis plusieurs années contre le terrorisme international sur son territoire", a déclaré sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

La Russie a par ailleurs insinué que les frappes américaines contre le régime de Damas promises par Donald Trump pourraient être un moyen utilisé par les Américains pour éviter de trouver une preuve d'une attaque à l'arme chimique dans l'enclave rebelle de Douma. "L'idée serait-elle d'effacer rapidement les traces de provocations par des frappes de missiles intelligents, et les inspecteurs n'auront plus rien à trouver en termes de preuves", s'est interrogée la porte-parole de la diplomatie russe. 

Pour Trump, l'animosité avec la Russie a été causée par l'enquête "corrompue" du procureur Mueller

Donald Trump a estimé mercredi dans un tweet que l'animosité avec Moscou était largement causée par l'enquête "corrompue", selon lui aiguillée par les démocrates, sur l'ingérence russe dans la présidentielle. "L'animosité avec la Russie est largement causée par l'Enquête Russe Fausse et Corrompue, aiguillée par tous les loyalistes démocrates, ou des personnes qui ont travaillé pour Obama. (Le procureur spécial) Mueller est celui qui a le plus de conflits (d'intérêts)", a écrit le président américain, qui a alimenté ces derniers jours les spéculations sur le devenir de Robert Mueller.