Traité franco-allemand d'Aix-la-Chapelle : vers la création d'une "armée européenne", selon Merkel

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Les dirigeants Angela Merkel et Emmanuel Macron se sont retrouvés mardi à Aix-la-Chapelle pour signer un traité franco-allemand.
Les dirigeants Angela Merkel et Emmanuel Macron se sont retrouvés mardi à Aix-la-Chapelle pour signer un traité franco-allemand. © Patrik STOLLARZ / AFP
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Le nouveau traité franco-allemand signé mardi par Angela Merkel et Emmanuel Macron à Aix-la-Chapelle se veut une contribution à la création, à terme, "d'une armée européenne", selon la chancelière allemande. 

Le nouveau traité de coopération franco-allemand, signé mardi et qui prévoit un rapprochement dans le secteur de la défense, se veut "une contribution" à la création à terme d'une armée européenne, a affirmé la chancelière Angela Merkel.

"Armée européenne". La France et l'Allemagne "apportent une contribution à la création d'une armée européenne" avec ce texte, a souligné dans un discours la chancelière allemande, en évoquant notamment le développement d'une "culture militaire et d'une industrie de l'armement communes". Le traité complète celui conclu en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer.

 

Les deux dirigeants accueillis par des huées. Emmanuel Macron et Angela Merkel, réunis à Aix-la-Chapelle pour signer un nouveau franco-allemand, ont été accueillis mardi matin par les huées de quelques dizaines de personnes, dont certaines vêtues de gilets jaunes. Le président français et la chancelière allemande se sont vite engouffrés dans la prestigieuse mairie d'Aix-la-Chapelle. Les manifestants, munis de sifflets et de vuvuzelas, ont crié "Merkel muss weg" ("Merkel doit partir") et "Macron démission".

Plusieurs arboraient des gilets jaunes et le slogan allemand "Aufstehen" (Levez-vous), du nom d'un mouvement fondé en septembre par des membres du parti de gauche radicale Die Linke. Ils tentent depuis plusieurs semaines d'importer le mouvement français des "gilets jaunes" en Allemagne et tiennent un discours musclé à l'égard de l'accueil de migrants. Marine Le Pen a accusé le Traité de prévoir la cession par la France de son siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. En Allemagne, le dirigeant de l'extrême droite Alexander Gauland a accusé lundi Paris et Berlin de vouloir avec le traité créer "une super-UE" à l'intérieur de l'Union européenne.