Tirs de roquettes : un Israélien tué, quatre morts palestiniens

Gaza raids Israel
Israël a répliqué aux tirs de roquettes avec des raids de représailles, ce week-end, à Gaza. © SAID KHATIB / AFP
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avec AFP
Alors que l'État hébreu est visé depuis samedi par des roquettes palestiniennes, un quinquagénaire est mort dans la nuit de samedi à dimanche. La riposte israélienne a fait quatre morts, dont un bébé, en Palestine.

L'escalade de la violence entre Israël et Gaza a fait cinq morts, selon un dernier bilan dimanche matin. Dans la nuit de samedi à dimanche en effet, un Israélien de 58 ans a perdu la vie à Ashkelon, après qu'une roquette tirée depuis l'enclave palestinienne, toute proche, a touché sa maison. Il est décédé de ses blessures après avoir été transféré à l'hôpital, a précisé la police. Ce décès vient s'ajouter aux quatre autres déjà dénombrés samedi parmi les palestiniens par le ministère de la Santé relevant du Hamas. Parmi ces victimes, un bébé de 14 mois et sa mère enceinte.

 

Depuis samedi matin, une pluie de roquettes s'abat tirée par des combattants palestiniens s'abat sur les localités du sud et du centre d'Israël. Plusieurs dizaines de tirs ont été interceptés par le système de défense anti-missiles, a indiqué l'armée, précisant que 70% des roquettes étaient tombées sur des zones inhabitées. Mais, outre le quinquagénaire décédé, on dénombre des blessés : une Israélienne de 80 ans a été grièvement touchée par des éclats à Kyriat Gat, à 20 km de Gaza, et un Israélien de 50 ans a été blessé à Ashkelon, selon la police.

Raids de représailles

En représailles, l'armée israélienne a mené des dizaines de raids, ciblant 120 positions du Hamas et du Jihad islamique, dont de nombreuses bases et un tunnel du Jihad islamique destiné à mener des attaques en territoire israélien, selon des sources militaires. L'armée israélienne a également détruit deux bâtiments de plusieurs étages dans la ville de Gaza, ont indiqué des résidents. L'armée a indiqué que l'un d'entre eux abritait les services de renseignements militaires et les services de sécurité généraux du Hamas. Une version contestée par des résidents du quartier, qui ont affirmé que ce bâtiment abritait les locaux de l'agence de presse étatique turque Anadolu, ce qu'a confirmé la Turquie. Ankara a d'ailleurs "condamné fermement" le raid et dénoncé une "agressivité sans bornes".

Ces raids israéliens ont fait 40 blessés, selon le ministère de la Santé relevant du Hamas, dont la sœur du bébé de 14 mois qui a perdu la vie. Là aussi, le camp d'en face a récusé les faits, l'armée israélienne ayant suggéré que cette famille pouvait avoir été touchée par un tir palestinien.

Tentatives de médiation et appels au calme

Selon une source du Jihad islamique, l'Egypte, qui joue l'intermédiaire entre le Hamas et Israël, tente une médiation pour calmer la situation, alors que le mois sacré du jeûne musulman du ramadan commence dans les jours à venir. À Bruxelles, l'Union européenne a appelé à l'"arrêt immédiat" des tirs de roquettes palestiniennes, ajoutant soutenir "les efforts déployés par l'Egypte et l'ONU pour calmer la situation". L'émissaire de l'ONU chargé du conflit israélo-palestinien, Nickolay Mladenov a appelé "toutes les parties à calmer la situation et à revenir aux ententes de ces derniers mois". 

Washington a, de son côté, dit soutenir le "droit" d'Israël "à l'autodéfense". "Nous appelons les responsables de cette violence à cesser immédiatement cette agression", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Département d'Etat Morgan Ortagus. "Nous sommes au côté d'Israël et nous soutenons pleinement son droit à l'autodéfense contre ces attaques abominables."