Tir nord-coréen : réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU.
Le Conseil de sécurité de l'ONU. © Devra Berkowitz / UNITED NATIONS / AFP
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avec AFP
Le Conseil de sécurité de l'ONU se tiendra dimanche, à la demande des Etats-Unis, du Japon et de la Corée du Sud. Une réunion d'urgence pour discuter du tir de fusée de la Corée du Nord. 

 

"Cesser ses actions provocatrices". Le secrétaire général de l'ONU Bank Ki-moon a demandé à la Corée du Nord de "cesser ses actions provocatrices" à la suite du tir d'une fusée à longue portée par Pyongyang. Dans un communiqué, il estime "profondément déplorable" ce tir qui viole selon lui les résolutions de l'ONU. La Corée du Nord "a effectué un tir utilisant la technologie des missiles balistiques en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité", et cela "malgré l'appel unanime de la communauté internationale contre une telle initiative", souligne Bank Ki-moon. 

"Apaiser les tensions". Il "réitère son appel à la Corée du Nord à cesser ses actions provocatrices et à respecter à nouveau ses obligations internationales". Il réaffirme aussi "son engagement à travailler avec toutes les parties prenantes afin d'apaiser les tensions et de réaliser une dénucléarisation vérifiable de la péninsule coréenne".

Quelle réponse apporter ? Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence dimanche matin pour étudier la réponse à donner à ce nouveau tir de fusée. Pyongyang est sous le coup de sanctions de l'ONU pour ses essais nucléaires et ses activités balistiques.

La Chine regrette ce tir de fusée. De son côté, la Chine, principale alliée de la Corée du Nord, a "exprimé ses regrets" dimanche après l'annonce par Pyongyang du placement en orbite d'un satellite, au moyen d'une fusée à longue portée. "En ce qui concerne l'insistance de la Corée du Nord à mettre en oeuvre le lancement de technologie de missile, malgré l'opposition internationale, la Chine exprime ses regrets", a dit Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, sur le site internet du ministère. Pyongyang "a la droit à une utilisation pacifique de l'espace mais ce droit est limité par les résolutions pertinentes du conseil de sécurité des Nations unies", a-t-elle ajouté.