Syrie : pas de réouverture d'ambassades sans rompre avec les rebelles

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Damas utilise le terme de "terroristes" pour désigner aussi bien les rebelles que les djihadistes.
Damas utilise le terme de "terroristes" pour désigner aussi bien les rebelles que les djihadistes. © AFP
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"Il n'y aura ni coopération de sécurité, ni ouverture d'ambassades" pour les États qui n'ont pas rompu les liens avec les rebelles, a averti dimanche Bachar al-Assad.

Les pays souhaitant rouvrir leur ambassade à Damas ou coopérer avec le régime syrien doivent rompre tout lien avec les rebelles, a affirmé dimanche le président syrien Bachar al-Assad.

"Il n'y aura ni coopération de sécurité, ni ouverture d'ambassades, ni rôle pour certains États qui disent vouloir chercher une issue (à la guerre en Syrie) tant qu'ils n'auront pas coupé leurs liens de manière explicite avec le terrorisme", affirmé Bachar al-Assad dans un discours devant les membres du corps diplomatique syrien retransmis par la télévision d'État. Damas utilise le terme de "terroristes" pour désigner aussi bien les rebelles que les djihadistes.

"Pas isolés comme ils le pensent". "Nous ne sommes pas isolés comme ils le pensent, c'est leur arrogance qui les pousse à penser de cette manière", a-t-il ajouté. Les États-Unis et la majorité des pays européens ont fermé leur ambassade à Damas après la répression sanglante en 2011 des manifestations anti-régime qui se sont transformées en une guerre civile qui a fait plus de 330.000 morts en six ans. En mai, le journal panarabe al Hayat écrivait que le président français Emmanuel Macron envisageait de revenir sur cette décision, mais le Quai d'Orsay avait démenti en affirmant que la question n'était "pas à l'ordre du jour".

Damas veut se tourner vers l'Est. "Nous avons fait échouer les plans occidentaux (contre la Syrie) mais cela ne veut pas dire que nous avons gagné, la bataille continue", a encore indiqué Bachar al-Assad dans son discours, en référence à la poursuite des combats sur plusieurs fronts en Syrie. Il a estimé que la Syrie ne devait plus regarder vers l'Occident, mais plutôt "se tourner politiquement, économiquement et culturellement vers l'Est", en référence à ses alliés, la Russie, l'Iran et le Hezbollah chiite libanais.