Syrie : l'opération dans la Ghouta "doit se poursuivre", déclare Assad

© HAMZA AL-AJWEH / AFP
  • Copié
avec AFP , modifié à
"L'opération contre le terrorisme va se poursuivre, parallèlement à la possibilité donnée aux civils de rejoindre les territoires", a déclaré le président syrien. 

L'opération militaire contre l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale "doit se poursuivre", a prévenu dimanche le président syrien Bachar al-Assad, dont les forces ont conquis plus d'un quart de ce fief des insurgés. Soutenu par la Russie, le pouvoir de Bachar al-Assad n'a jamais caché son intention de reconquérir le bastion rebelle dans la Ghouta orientale, dernier fief des insurgés aux portes de la capitale Damas.

"La majorité veut sortir de l'étreinte du terrorisme". Il y a lancé le 18 février une campagne aérienne d'une rare violence qui a tué plus de 650 civils et qui constituait le prélude à une offensive terrestre visant les rebelles, généralement tous qualifiés de "terroristes" par le régime. "La majorité (de la population) dans la Ghouta orientale veut sortir de l'étreinte du terrorisme", a estimé Bachar al-Assad, dans des déclarations retransmises à la télévision publique. "L'opération doit se poursuivre, parallèlement à la possibilité donnée aux civils de rejoindre les territoires" du régime, a précisé le chef de l'Etat syrien.

Dimanche, le régime a fait sa première annonce officielle concernant cette opération au sol, qui se déroule malgré une trêve quotidienne observée depuis mardi, sur initiative de Moscou. "Il n'y a aucune contradiction entre la trêve et les combats", a estimé le président syrien, qui a par ailleurs balayé de récentes accusations d'utilisation d'armes chimiques par son régime.

"Vocabulaire mensonger de l'Occident". Ces accusations, "irréalistes" selon Bachar al-Assad, ont provoqué un tollé sur la scène internationale, Washington et Paris brandissant la menace de frappes en Syrie. "Cette question (des armes chimiques) fait partie du vocabulaire mensonger de l'Occident" et constitue "un prétexte pour mener des frappes contre l'armée syrienne", a-t-il jugé. Le régime a été accusé ces derniers mois d'avoir mené plusieurs attaques chimiques contre des fiefs rebelles, ce qu'il dément.