Des bâtiments se sont effondrés après le séisme. 0:51
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Propos recueillis par Inès Zeghloul, avec AFP / Crédits photo : STRINGER / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP , modifié à
Le puissant séisme de la nuit de vendredi à samedi au Maroc a fait au moins plus de 2.000 morts, et il laisse derrière lui nombre d'habitations fissurées, voire détruites. Au micro d'Europe 1, un riverain remet en cause la qualité de construction de ces bâtiments.

Après le drame humain, les dégâts matériels. Alors que le séisme de magnitude 6,8 a fait plus de 2.000 morts au Maroc, selon un dernier bilan encore provisoire publié dimanche, de nombreuses habitations ont rapidement été marquées par le tremblement de terre. Certaines sont fissurées, d'autres se sont effondrées. Europe 1 a rencontré le père de Théo, ce Franco-Marocain qui décrivait le séisme. Il estime que la qualité de fabrication est l'une des causes de ces dégâts.

"Il n'y a pas de ciment, ça ne tient pas"

Au niveau de la construction, c'est de la terre et des cailloux. Au bout d'un moment, ça s'effrite tout seul", explique-t-il au micro d'Europe 1, soulignant que "la plupart des maisons qui se trouvent dans la région de Marrakech" sont issues "de la même construction". "Il n'y a pas de ciment, il n'y a rien du tout, ça ne tient pas", peste-t-il.

 

Beaucoup de maisons n'étaient pas assurées, selon le réassureur Scor

L'écart entre les dommages causés par le tremblement de terre meurtrier au Maroc et les biens effectivement assurés risque d'être considérable, de nombreuses maisons n'étant pas couvertes, a jugé dimanche le réassureur Scor. Cette catastrophe est d'autant plus "dramatique", selon Thierry Léger, directeur général de Scor, dont le rôle consiste à assurer les assureurs contre les événements de grande ampleur, qu'en plus des nombreuses vies perdues, beaucoup de maisons n'étaient pas prévues pour résister à un tremblement de terre et étaient donc difficilement assurables contre ce risque.

Cet habitant revient sur le séisme, en évoquant "une très grosse secousse", là où il se trouvait dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 septembre. "Tout le Maroc a eu peur, surtout Marrakech... Je ne sais pas dans quel état on va retrouver la région de Marrakech", poursuit le père de Théo, marqué par le paysage qu'il contemple désormais : "Samedi, j'étais dans le taxi, j'étais assis, et je voyais que ça tombait. Il n'y avait pas de secousses, mais ça tombait. C'est une grosse catastrophe pour nous."