Royaume-Uni : qui sont les onze prétendants pour succéder à Theresa May ?

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Boris Johnson est l'un des favoris pour succéder à Theresa May.
Boris Johnson est l'un des favoris pour succéder à Theresa May. © AFP
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Onze prétendants sont sur les rangs pour succéder à Theresa May, et doivent déposer officiellement leurs candidatures lundi. Le vainqueur aura la lourde tâche de réussir à mettre en oeuvre le Brexit.

Le gouvernement britannique aura bientôt un nouveau visage. Alors que la Première ministre britannique Theresa May a quitté vendredi la tête du Parti conservateur, après l'annonce de sa démission le 24 mai, la course à sa succession s'ouvre officiellement ce lundi. Le successeur de Theresa May sera choisi d'ici fin juillet. Onze prétendants sont sur les rangs et doivent déposer lundi leurs candidatures. Mais leurs stratégies sur le Brexit diffèrent. 

Pour un "no deal"

Andrea Leadsom. Fervente avocate du Brexit, la ministre chargée des relations avec le Parlement a démissionné fin mai, en désaccord avec la stratégie de Theresa May. Elle veut quitter l'UE sans accord, espérant toutefois convenir de certains arrangements. Elle fut finaliste malheureuse dans la course au poste de chef du gouvernement en 2016.

Esther Mcvey. Esther McVey a démissionné en novembre 2018 de son poste de ministre du Travail dans le gouvernement de Theresa May car opposée à l'accord de retrait. Elle défend une "rupture nette" avec l'UE.

Prêts à un "no deal" le 31 octobre

Boris Johnson. L'ancien maire de Londres, "Bojo", 54 ans, a été l'un des grands artisans de la victoire du Brexit au référendum de juin 2016. Il veut que le Royaume-Uni quitte l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Ancien ministre des Affaires étrangères de Theresa May, il n'a eu de cesse de critiquer sa stratégie dans les négociations avec Bruxelles, avant de quitter le gouvernement.

Habile et charismatique, il est le grand favori des militants de base. Il menace de ne pas payer la facture du Brexit - un montant évalué entre 40 et 45 milliards d'euros - si l'UE n'accepte pas de meilleures conditions pour son pays.

Sajid Javid. Nommé en 2018 à la tête du ministère de l'Intérieur, Sajid Javid, 49 ans, est un ancien banquier d'affaires, fils d'un chauffeur de bus pakistanais. Il s'était prononcé contre le Brexit au moment du référendum de juin 2016, mais défend désormais des positions eurosceptiques. Il est soutenu par la populaire dirigeante du Parti conservateur en Écosse, Ruth Davidson.

Dominic Raab. Nommé ministre du Brexit en juillet 2018, Dominic Raab a démissionné quatre mois plus tard, opposé à l'accord de Theresa May. Ancien avocat spécialisé en droit international, ce député ultra-libéral et eurosceptique de 45 ans, est l'une des figures de la nouvelle garde des conservateurs.

Non à un "no deal" le 31 octobre

Michael Gove. Ministre de l'Environnement et pourfendeur du plastique, cet eurosceptique de 51 ans a joué le rôle de caution pour les partisans du Brexit dans le gouvernement May. Si Bruxelles accepte de renégocier, il est prêt à demander un nouveau report du Brexit pour éviter une sortie sans accord le 31 octobre.

Considéré comme l'un des favoris il a été l'objet d'une polémique pour avoir admis avoir consommé de la cocaïne il y a vingt ans.

Jeremy Hunt. Le ministre des Affaires étrangères, 52 ans, avait soutenu le maintien dans l'UE avant de changer d'avis, déçu par l'approche "arrogante" de Bruxelles dans les négociations. Si cet ancien homme d'affaires, parlant couramment le japonais, a dit qu'un "no deal était mieux que pas de Brexit", il estime désormais que chercher à obtenir une sortie sans accord en octobre serait "un suicide politique" pour les conservateurs au pouvoir et pense pouvoir renégocier avec l'UE.

Mark Harper. Le député Mark Harper, 49 ans, se targue d'être le seul candidat à ne pas avoir servi sous le gouvernement de Theresa May. Cet ancien responsable de la discipline parlementaire chez les Tories estime qu'il faut repousser la date du Brexit pour garantir une sortie avec accord. Toutefois, si ce report n'avait pas l'effet escompté, il serait prêt à un "no deal".

Contre un "no deal"

Rory Stewart. Ministre du Développement international, Rory Stewart, 46 ans, est un baroudeur qui a servi en Irak comme gouverneur adjoint de la coalition après l'invasion américaine en 2003 et traversé seul l'Afghanistan pendant un mois en 2002.

Matt Hancock. Ancien économiste de la Banque d'Angleterre, le ministre de la Santé Matt Hancock, 40 ans, a d'abord été chargé du portefeuille du Numérique