Dans la foulée de l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, l'Organisation maritime internationale (OMI) a affirmé mercredi qu'elle travaillait à un mécanisme pour garantir la "sécurité du transit" alors que l'accord entre Washington et Téhéran prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz.
L'Organisation maritime internationale (OMI), agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer, a affirmé mercredi qu'elle travaillait à un mécanisme pour garantir la "sécurité du transit" par le détroit d'Ormuz, quasi paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. "Je travaille déjà avec les parties concernées à la mise en place d'un mécanisme approprié afin de garantir la sécurité du transit des navires par le détroit d'Ormuz", a indiqué le secrétaire générale de l'OMI dans une déclaration transmise à l'AFP.
"La priorité, désormais, est d'assurer une évacuation qui garantisse la sécurité de la navigation", a-t-il ajouté. Cette déclaration intervient après l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran. Téhéran a accepté "l'OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE ET SÉCURISÉE du détroit d'Ormuz", a déclaré le président américain Donald Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social.
20.000 marins coincés dans le Golfe
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a confirmé que Téhéran allait garantir des traversées en sécurité du détroit d'Ormuz, où transitait avant la guerre environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).
"Les navires bloqués dans le golfe Persique souhaiteront partir dès qu'il sera sûr de le faire", a estimé Jakob Larsen, responsable de la sécurité du Conseil maritime baltique et international, une des plus grandes associations maritimes internationales représentant les armateurs.
"Quitter le golfe Persique sans coordination préalable avec les Etats-Unis et l'Iran comporterait des risques accrus et ne serait pas conseillé", a-t-il souligné. L'IMO avait précédemment estimé que 20.000 marins à bord d'environ 3.000 navires de différents types étaient coincés dans le Golfe. L'évacuation pourrait donc prendre du temps.