Donald Trump a affirmé samedi que les Etats-Unis pourraient imposer un péage dans le détroit d'Ormuz si les négociations avec l'Iran venaient à échouer au bout des 60 jours de cessez-le-feu prévus actuellement.
"Il n'y aura AUCUN PEAGE dans le détroit d'Ormuz pendant les 60 jours de la période de cessez-le-feu, et il n'y aura AUCUN péage après l'expiration de la période de 60 jours, à moins qu'il ne soit imposé par les Etats-Unis d'Amérique, si un accord n'était pas trouvé, pour les services rendus comme ange gardien des pays du Moyen-Orient et à des fins de remboursement des coûts passés, présents, et futurs", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Un responsable militaire israélien a déclaré samedi que l'armée avait reçu l'ordre de la direction politique du pays de cesser les affrontements avec le Hezbollah dans le sud du Liban, tout en continuant à y opérer "de manière défensive".
L'armée "a reçu des directives actualisées de l'échelon politique pour cesser le feu", a indiqué ce responsable, ajoutant que les troupes "ne mènent pas de frappes proactives" mais opèrent "de manière défensive" au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël, qui la désigne comme une "zone de sécurité".
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été tué samedi lors de combats dans le sud du Liban, portant à cinq ses pertes dans le pays voisin depuis la conclusion d'un accord irano-américain pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Le sergent-chef Nir Ben Ari est "tombé au combat" dans le sud du Liban, a indiqué l'armée, au lendemain de la mort de quatre autres soldats israéliens lors d'affrontements avec le Hezbollah libanais soutenu par l'Iran.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé la tenue dimanche en Suisse de discussions "techniques" américano-iraniennes en présence de représentants du Pakistan et du Qatar, pays médiateurs.
Selon la télévision d'Etat iranienne, la délégation qui a quitté le pays pour la Suisse inclut notamment le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale.
Le protocole d'accord conclu cette semaine par Téhéran et Washington prévoit le lancement de tractations d'une durée de 60 jours en vue de parvenir à un accord final, qui seront centrées sur le programme nucléaire iranien.
Le Pakistan, pays médiateur, a annoncé que des discussions techniques pour mettre en oeuvre l'accord américano-iranien visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient se tiendraient en Suisse dimanche.
"A la suite de la signature du protocole d'accord (...), des pourparlers techniques auront lieu à Bürgenstock, en Suisse, le 21 juin", a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué samedi, ajoutant que des médiateurs pakistanais et qataris participeraient aux discussions avec des représentants américains et iraniens.
Le ministère des Affaires étrangères israélien a accusé samedi le Hezbollah pro-iranien de violer le cessez-le-feu annoncé la veille par Washington au Liban. "Le Hezbollah continue de violer constamment le cessez-le-feu", a déclaré sur X le porte-parole du ministère, Oren Marmorstein, alors que les frappes israéliennes meurtrières et les affrontements entre forces israéliennes et le mouvement chiite se poursuivent dans le sud du pays voisin.
De son côté, le Hezbollah pro-iranien a accusé samedi Israël d'être "totalement responsable" des violations de la trêve annoncée la veille, alors que des frappes israéliennes s'abattent sur le sud et l'est du Liban, faisant des dizaines de morts depuis vendredi.
Les attaques israéliennes en cours "ne sont pas seulement des violations des accords de cessez-le-feu mais représentent clairement une agression et une poursuite de la guerre", a affirmé le groupe chiite dans un communiqué, ajoutant que "l'occupation israélienne est totalement responsable" de la situation.
Selon le Hezbollah, Israël "n'a jamais accepté les conditions du cessez-le-feu", y compris celles prévues par le protocole d'accord signé cette semaine entre Etats-Unis et l'Iran et la nouvelle trêve annoncée vendredi.
Les forces armées américaines demeurent "vigilantes" pour appliquer l'accord de cessez-le-feu avec l'Iran, a déclaré samedi le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), après l'annonce par Téhéran de la nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles aux frappes israéliennes au Liban.
Selon le Centcom, les traversées du détroit d'Ormuz ont persisté de manière sûre samedi, avec le passage de 55 navires marchands.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole d'accord conclu entre les deux pays serait "en danger" si ses provisions n'étaient pas appliquées rapidement, en pleine flambée de violences au Liban.
"L'autre partie doit prendre les mesures nécessaires dès que possible, ou alors le protocole d'accord tout entier", qui prévoit notamment la cessation des hostilités au Liban "sera en danger", a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, cité par l'agence officielle Irna.
Le vice-président américain JD Vance a déclaré samedi s'attendre à partir "dans les prochains jours" pour la Suisse où doivent se dérouler des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin durablement à la guerre.
"Vous savez c'est toujours un ballet délicat de coordination et de protocoles diplomatiques", a déclaré le vice-président à la chaîne Fox News, avant l'annonce par l'Iran de la fermeture du détroit d'Ormuz en réaction aux attaques d'Israël au Liban.
Selon JD Vance, l'émissaire américain Steve Witkoff ainsi que Jared Kushner, gendre de Donald Trump, sont déjà sur place en Suisse "depuis quelques heures", et ce afin de "gérer certains des éléments techniques de cette négociation".
Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé la tenue dimanche en Suisse de discussions "techniques" américano-iraniennes en présence de représentants du Pakistan et du Qatar, pays médiateurs.
Les négociateurs iraniens ont quitté le pays samedi pour la Suisse, a de son côté annoncé un média d'Etat. Le protocole d'accord conclu cette semaine par Téhéran et Washington prévoit le lancement de tractations d'une durée de 60 jours en vue de parvenir à un accord final, qui seront centrées sur le programme nucléaire iranien.
L'Iran a annoncé samedi "fermer" à nouveau le stratégique détroit d'Ormuz, en représailles aux meurtrières attaques israéliennes au Liban qui violent, selon lui, les termes de son protocole d'accord avec les Etats-Unis en vue de la fin du conflit au Moyen-Orient.
"Il est par la présente annoncé que le détroit d'Ormuz sera fermé au trafic maritime (...) cette première mesure est une réponse à la violation des engagements par l'ennemi", a déclaré le commandement central de l'armée iranienne dans un communiqué lu à la télévision d'Etat. "Si l'agression se poursuit, d'autres mesures seront planifiées et mises en oeuvre pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations", a-t-il ajouté.