Deux millions de dollars par bateau, c'est le prix à payer pour chaque navire souhaitant franchir le détroit d'Ormuz, droit de passage mis en place, et cela peu importe le droit maritime et la libre circulation. La réouverture d'Ormuz se fait au compte-gouttes. Et cette volonté iranienne d'imposer un péage inquiète tout le monde, à commencer par le gouvernement français.
Le droit de passage que les Iraniens veulent mettre en place est illégal. C'est là la position de la France qui entend s'y opposer fermement, comme l'a rappelé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
"Ça n'est pas acceptable, parce que la liberté de navigation dans les eaux internationales est un bien commun. Un bien commun de l'humanité qui ne doit pas être contrarié par aucune entrave et par aucun droit de passage".
Le chaos semble entraîner la loi de la jungle
Dans les faits, la France pourrait saisir le tribunal international du droit de la mer, mais ses pouvoirs sont limités. En réalité, l'Hexagone semble prêcher dans le désert. Les Gardiens de la Révolution profitent du cessez-le-feu pour imposer leurs conditions.
Certains navires paieraient jusqu'à deux millions de dollars, selon plusieurs sources. Le chaos semble entraîner la loi de la jungle avec des règlements exigés en cryptomonnaie ou bien en yuan, la monnaie chinoise.
La surprise dans tout cela est venue de Donald Trump. Le président américain affirmait ce jeudi que ce droit de passage était une excellente chose et que les États-Unis étaient prêts à s'y associer.
Mais l'homme d'affaires dans l'âme a parlé trop vite. Rétropédalage dans la nuit de jeudi à vendredi avec cette déclaration laconique du locataire de la Maison Blanche sur son réseau social : "Ils ont intérêt à ne pas le faire et à arrêter maintenant".