Les Philippines viennent s'ajouter ce lundi, à la liste des pays décidant de réduire les taxes sur le pétrole et le gaz, pour faire face à la flambée des prix de l'essence en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Le président philippin Ferdinand Marcos a annoncé lundi réduire des taxes sur le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et le kérosène afin d'atténuer la flambée des prix des carburants, provoquée par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
"Venir en aide à notre population"
"Nous espérions une issue favorable aux pourparlers de paix (entre) les États-Unis et l'Iran, mais il semble qu'ils n'aient pas réussi à conclure un accord ; c'est pourquoi nous continuerons à venir en aide à notre population", a expliqué M. Marcos lors d'une conférence de presse.
"Nous avons réduit la taxe sur les produits pétroliers directement utilisés par notre population dans sa vie quotidienne", a-t-il complété.
Après le vote d'une loi au parlement l'autorisant à ajuster les taxes d'accise sur les carburants, M. Marcos a déclaré que le prix du GPL serait réduit de 3,36 pesos (environ 5 centimes d'euro) par kilo à compter de mardi. Le prix du kérosène, combustible utilisé par les familles modestes pour cuisiner, doit quant à lui diminuer de 5,60 pesos (environ 8 centimes d'euros) par litre, a-t-il ajouté.
Le président a ajouté qu'il convoquerait mardi une réunion du comité de crise gouvernemental pour discuter d'éventuels ajustements des taxes d'accise sur l'essence et le diesel, principaux carburants utilisés pour les transports publics.
Dépendant des importations du Moyen-Orient
Les Philippines dépendent largement des importations de pétrole du Moyen-Orient. Elles sont habituellement acheminées par le détroit d'Ormuz, que l'Iran bloque de facto depuis le début de la guerre déclenchée par des frappes américano-israéliennes fin février.
Le prix du diesel à la pompe a plus que doublé aux Philippines depuis le début de la guerre, pour atteindre environ 145 pesos (2,06 euros) le litre.
Les prix des produits alimentaires flambent eux aussi dans l'archipel en raison du conflit. Ils ont augmenté près de deux fois plus vite en mars qu'au cours du mois précédent, selon les chiffres du gouvernement.