A un an de la présidentielle aux Etats-Unis, où en sont les démocrates ?

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Plus de 10.000 militants étaient rassemblés dans l'Iowa pour écouter les candidats de la primaire des démocrates aux Etats-Unis. 2:30
Plus de 10.000 militants étaient rassemblés dans l'Iowa pour écouter les candidats de la primaire des démocrates aux Etats-Unis. © Joshua LOTT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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ENQUÊTE - Dans un an jour pour jour sera élu le nouveau président des Etats-Unis. Samedi et dimanche, tous les démocrates étaient réunis dans l’Iowa, un Etat-clé pour les primaires du parti. Europe 1 vous présente les candidats potentiels face au président sortant.
ENQUÊTE

Tous les candidats se sont déplacés le week-end dernier à la grand-messe annuelle du parti démocrate dans l’Iowa, aux Etats-Unis, avec une idée en tête : devenir l‘adversaire du président sortant lors de la prochaine élection présidentielle, dans un an.

13 candidats se sont succédé sur la scène du stade de Des Moines, l’AMB Arena, soutenus par près de 13.000 militants, arborant des t-shirts rouges, jaunes ou verts, aux couleurs de leur champion. Ils auraient pu être 14, avant que Beto O Rourke, le jeune espoir du Texas, abandonne la course. "On est tous là pour une seule chose : battre Donald Trump !", affirme un partisan. "Quel que soit le candidat, ce n’est pas grave, du moment qu’on le dégage. Je n’en peux plus de lui."

Joe Biden, "le choix sans risque"

L’objectif fait consensus mais personne n’est d’accord sur la stratégie à adopter. Les centristes ne cessent de le répéter : pour gagner il faut rassembler le pays. La majorité d’entre eux supporte Joe Biden. Longtemps donné comme favori, l’ancien vice-président de Barack Obama perd désormais du terrain car il ne parvient pas à susciter l’enthousiasme. Dans les rues de Des Moines, où les militants se livrent à une bataille de décibels, on entend des Pete, des Warren… mais pas de Biden. "Ce n’est pas grave : Joe c’est le choix sans risque", répond à un supporter.

C’est dans cette brèche que s’est engouffré le jeune maire venu de l’Indiana, Pete Buttigieg. Lui promet la « joie » à ses militants, bien plus démonstratifs que tous les autres groupes politiques. "Ce qu’on aime chez lui, c’est son pragmatisme", confie un de ses soutiens. "Il a cet esprit du midwest : il n’est pas trop à gauche comme les autres candidats. On ne veut pas repartir vers un autre extrême, il faut réunifier le pays."

"On ne peut pas simplement dire ‘Stop Trump’, il faut donner une raison aux gens de venir voter"

Les gauchistes, eux, répliquent qu’il faut plutôt proposer un changement radical. "On ne peut pas simplement dire ‘Stop Trump’, il faut donner une raison aux gens de venir voter", explique une jeune militante. "On doit leur expliquer notre vision pour construire une meilleure Amérique."

Donald Trump est un symptôme des problèmes du pays et ces problèmes ne partiront pas avec Donald Trump. Pour la gauche, la nouvelle vision doit passer par des solutions comme l’assurance santé pour tous ou l’université gratuite. Des idées portées depuis longtemps par le vieux sénateur du Vermont, Bernie Sanders, ringardisé par sa collègue du Massachussetts Elisabeth Warren… La nouvelle star de la campagne.

Elizabeth, Bernie, Pete, Joe et les autres... il leur reste 3 mois pile pour convaincre l’Iowa et enclencher ainsi une dynamique de victoire, comme un certain Barack Obama, il y a 12 ans.