Un avion de combat F16 2:02
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Guillaume Dominguez / Crédit photo : TED ALJIBE / AFP
Les États-Unis ont autorisé les pays possédant des avions de combat F-16 à en livrer à l'Ukraine, affirmant que cette annonce répondait aux exigences du conflit. Néanmoins, former pilotes et mécaniciens demande du temps et pour l'heure, seuls les Pays-Bas ont affiché leur volonté de franchir le cap.

C'est une annonce qualifiée d'"historique" par Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien s'est logiquement réjouit du feu vert accordé par les États-Unis s'agissant de la livraison à Kiev d'avions de combat F-16. Concrètement, Washington autorise tous les pays détenteurs de ce type d'appareil à en faire don à l'Ukraine, toujours en guerre contre la Russie. Néanmoins, il est peu probable que ces engins ne sillonnent le ciel ukrainien dans l'immédiat. 

Car désormais, la balle est dans le camp des alliés de Kiev, propriétaires d'avions F-16. Ce sont à eux de d'accepter ou non de livrer une partie de leur flotte à l'Ukraine. Pour l'heure, en Europe, seuls les Pays-Bas ont annoncé vouloir en fournir. Le Danemark a également déclaré qu'il contribuerait à la formation des pilotes ukrainiens sur ce modèle. 

Quatre mois pour former les pilotes et jusqu'à six pour les mécaniciens

Une formation, justement, qui demandera beaucoup de temps car ces pilotes devront apprendre à voler avec des appareils américains. Selon une première évaluation, réalisée par l'armée de l'air des États-Unis, il faudrait au moins quatre mois de formation intensive dispensée aux meilleurs pilotes ukrainiens pour être opérationnels. 

 

Du temps, il en faudra peut-être encore plus pour former les mécaniciens, estime le général Patrick Dutartre, ancien pilote de chasse de l'armée de l'air française. "Un escadron de chasse type, par exemple en France, c'est 150 personnes, 15 avions, 20 pilotes et 130 mécaniciens. Et encore, ça, ce sont juste les mécaniciens du premier et deuxième échelon de maintenance. Quand vous faites un échelon plus sophistiqué, il faut encore ajouter 200 mécaniciens pour 40 avions dont ça veut dire qu'il y a à peu près 600 mécaniciens à former en parallèle sur le maintien en condition opérationnelle et l'entretien de l'avion et des réparations éventuelles". Pour y parvenir, il faut compter entre quatre et six mois, dans le meilleur des cas. D'autant que les pays occidentaux n'ont toujours pas déterminé les modalités de ces formations.