Prêtre curé religion croix Haïti 1:20
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Jean-Sébastien Soldaïni, édité par Romain David , modifié à
Au micro d'Europe 1, Paul Dossou, supérieur général des prêtres de Saint-Jacques et proche des deux Français enlevés en Haïti dimanche, a estimé lundi que ces derniers se trouvaient "au mauvais endroit au mauvais moment". Et que leur kidnapping, outre une demande de rançon, n'était pas lié à une revendication particulière.
INTERVIEW

En Haïti, sept religieux catholiques, dont deux Français, ont été enlevés contre une demande de rançon d'un million de dollars, dimanche matin près de la capitale Port-au-Prince, alors qu'ils se rendaient à une célébration. Ces ecclésiastiques allaient assister à l'installation comme curé d'un de leurs amis, mais leur convoi d'une dizaine de personnes s'est vu barrer la route par un groupe probablement armé.

Parmi les personnes enlevées se trouve le père Michel Briand, missionnaire en Haïti depuis près de 30 ans, prêtre responsable d'une école, ainsi que sœur Agnès, elle aussi implantée de longue date dans le pays. Ce sont deux proches du supérieur général des prêtres de Saint-Jacques, Paul Dossou, basé dans le Finistère. "La congrégation est en état de choc. C'est un moment très difficile à vivre pour nous", explique-t-il à Europe 1. "Notre devoir, comme religieux, comme prêtres, c'est de prier. Nous essayons de nous soutenir les uns les autres en attendant une issue, le plus tôt possible".

"Ce sont des choses qui arrivent quotidiennement en Haïti"

"Je ne crois pas qu'il y ait des raisons particulières pour cet enlèvement. Nous savons que ce sont des choses qui arrivent quotidiennement en Haïti. Ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment", ajoute Paul Dossou. Il précise que le contact avec les ravisseurs est établi et que des négociations sont en cours, négociations qui se font a priori avec un groupe baptisé "400 Mawozo", un gang armé très actif, et connu précisément pour ses enlèvements contre rançon.