La situation à Ceuta reste critique. Plusieurs semaines après l'arrivée de dizaines de milliers de migrants dans l'enclave espagnole située en Afrique du Nord, la situation reste critique. Encore entre 3.000 et 7.000 migrants seraient présents dans le territoire espagnol. Alors, tous les soirs, des centaines d'habitants manifestent pour alerter sur leur situation.
À Ceuta, plusieurs semaines après l'arrivée de dizaines de milliers de migrants dans l'enclave espagnole, Madrid tente de répondre aux problèmes sur place. Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez vient de présenter un plan pour accélérer le renvoi des clandestins marocains encore présents sur le sol de cette enclave espagnole en Afrique du nord.
Selon les autorités locales, jusqu'à 7.000 personnes en situation irrégulière seraient encore présentes sur le territoire, dont des centaines de mineurs non-accompagnés. Alors, en attendant que la situation s'améliore, les riverains, particulièrement remontés, manifestent tous les soirs.
Autour de la place des Rois, bordée de palmiers, de jeunes migrants désoeuvrés, errent l'air hagards, interpellent les passants, sous le regard d'un groupe d'habitants excédés, enveloppés dans des drapeaux espagnols. Parmi eux, Javier, 50 ans, qui vient chaque jour à la même heure exigé leur départ. "Mes filles, je dois les emmener partout, au travail, le matin, le soir, la nuit. Aucun de mes amis ne peut sortir seul, et encore moins seule lorsqu'on est une fille", s'énerve-t-il au micro d'Europe 1.
"Nous n'avons plus une vie normale depuis le 30 juillet"
"À la plage, les militaires ont trouvé des haches laissées par ces hommes, des scies, des armes blanches par centaines", dénoncent-ils. Alors, les habitants ont déserté les plages, à l'instar d'Angel, 18 ans, qui passait toutes ses journées d'été au bord de la mer.
Désormais, le jeune homme accuse le gouvernement d'abandonner le territoire. "Ça nous affecte tous les jours. Il y a eu des vols, des viols, ils nous menacent, ils sont même entrés dans des maisons. En fait, depuis le 30 juillet, nous ne pouvons plus avoir une vie normale", s'alarme-t-il.
Face à la situation, le jeune homme reviendra manifester ce vendredi pour, dit-il, sa sécurité.