Le président américain a choisi de ne pas participer aux commémorations organisées à New York et a prononcé un discours au Pentagone, où un autre attentat avait lieu le même jour. Un propos qui s'est voulu rassembleur, alors que son gouvernement est critiqué par la population sur son action au Moyen-Orient.
Les États-Unis rendent hommage vendredi aux victimes des attaques du 11-Septembre, il y a 25 ans, avec au cœur des commémorations une grande cérémonie à New York, sans Donald Trump mais en présence de quatre de ses prédécesseurs.
En effet, le président américain a choisi de prendre la parole depuis le Pentagone, quartier général du ministère de la Défense, également ciblé ce jour-là par un avion détourné par des pirates de l'air de l'organisation jihadiste Al-Qaïda, causant la mort de 184 personnes.
"Il ne peut y avoir que la victoire"
"Aujourd'hui, nous renouvelons le serment sacré que nous avons prononcé pour la première fois en leur nom il y a un quart de siècle. Nous n'oublierons jamais. C'est pour cela que nous nous battons aujourd'hui. Nous n'avons pas le choix. Il ne peut y avoir que la victoire", a-t-il lancé, au moment où son pays est engagé dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient, contre l'Iran, très impopulaire auprès des Américains.
Le ministère américain de la Défense, situé près de Washington, avait également été attaqué par les jihadistes d'Al-Qaïda le 11-Septembre: un avion détourné s'y est écrasé, causant la mort de 184 personnes. Lors de la cérémonie d'hommage, Donald Trump a fait le lien entre le combat mené contre Al-Qaïda par son prédécesseur républicain George W. Bush après les attentats, et la guerre qu'il mène avec Israël contre l'Iran depuis désormais sept mois.
"Aujourd'hui, nous honorons chaque membre de l'armée des Etats-Unis qui a servi dans la 'guerre contre le terrorisme'. (...) Et nous rendons hommage aux militaires qui travaillent en ce moment même pour s'assurer que le premier sponsor mondial du terrorisme, la République islamique d'Iran, ne possède jamais d'arme nucléaire", a-t-il affirmé.
Accusations contre les démocrates de connivence
S'exprimant aussi lors de la cérémonie, le ministre de la Défense Pete Hegseth a abondé en ce sens: "Nos guerriers combattent une théocratie islamique qui souhaite notre mort depuis près d'un demi-siècle."
Depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes américaines et israéliennes, l'Iran a pris le contrôle du détroit d'Ormuz, faisant flamber les cours du pétrole.
A l'occasion de la convention républicaine, mercredi et jeudi, en vue des élections législatives de mi-mandat, Donald Trump et son vice-président JD Vance s'en étaient violemment pris à leurs adversaires démocrates, les accusant de connivence avec les perpétrateurs des attentats.