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Narcotrafic en Belgique : un commissariat mitraillé à l'arme automatique

Deux individus cagoulés ont ouvert le feu en direction du bâtiment avec une arme automatique. [Thomas Banneyer / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP]

À Anderlecht (Belgique), près de Bruxelles, un commissariat de police a été la cible d'un mitraillage à l'arme automatique. "Je suis profondément choqué par l'attaque contre le commissariat de police d'Anderlecht", a réagi le ministre belge de l'Intérieur.

Le ministre belge de l'Intérieur s'est dit samedi "profondément choqué" après le mitraillage à l'arme automatique d'un commissariat de police à Anderlecht, une des 19 communes formant l'agglomération bruxelloise.

"Je suis profondément choqué par l'attaque contre le commissariat de police d'Anderlecht", a affirmé Bernard Quintin sur X, après cette "attaque inacceptable" qui a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi.

Aucun blessé à déplorer

Deux individus cagoulés ont ouvert le feu en direction du bâtiment avec une arme automatique, a expliqué le ministre. "Face à de tels actes d'intimidation, nous ne renoncerons jamais à notre détermination à lutter fermement contre la criminalité organisée et le trafic de drogue, au contraire !", a-t-il encore assuré.

Selon la police, citée par les médias belges, au moins une dizaine de balles ont été tirées contre la façade de ce commissariat de quartier. Plusieurs impacts de balles sont visibles sur la façade de ce bâtiment, selon des images publiées par les médias, mais personne n'a été blessé.

Sur des images de vidéosurveillance, diffusées par les médias belges, on voit clairement un individu cagoulé tirer sur la façade de ce commissariat, avant de prendre la fuite avec un complice sur une trottinette.

Anderlecht, théâtre du narcotrafic

Selon le chef de la police locale, Jürgen De Landsheer, cité par la télévision flamande VRT, il est "probable" que cette fusillade soit un acte de représailles à l'action de la police contre le trafic de drogue dans cette zone populaire et défavorisée de la capitale belge.

Anderlecht a déjà été le théâtre de plusieurs règlements de compte, attribués au trafic de drogue, qui ont fait deux morts en février 2025. En 2024, il y a eu à Bruxelles neuf morts et 48 blessés dans les 92 fusillades liées au narcotrafic, selon la police fédérale.

À titre de comparaison, ce narcobanditisme a coûté la vie à 24 personnes en 2024 en région marseillaise en France. C'est deux fois moins qu'en 2023, année record avec 49 morts, dont quatre victimes collatérales.