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Moyen-Orient : l'Iran a autorisé des pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz, selon un média d'État

Avant la guerre, l'Irak faisait transiter par le détroit la majeure partie de ses exportations de pétrole. [Joao Luiz Bulcao / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Selon un média d'État iranien ce samedi, Téhéran a autorisé des pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, l'Iran a pris le contrôle de cette voie maritime stratégique.

L'Iran a accordé des autorisations spéciales à certains pétroliers irakiens pour qu'ils puissent franchir le détroit stratégique d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a rapporté samedi l'agence de presse officielle Irna.

L'Iran a pris le contrôle de ce détroit après l'attaque israélo-américaine de fin février, qui a déclenché la guerre. Les États-Unis ont riposté en imposant un blocus naval aux ports iraniens.

Téhéran veut imposer des frais de service aux navires

"Bien qu'il soit soumis aux mesures militaires les plus sévères (...) des États-Unis, Téhéran a autorisé plusieurs pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz au cours des six derniers mois", a indiqué Irna.

Selon l'agence, l'Irak a demandé, à plusieurs reprises, à ce que ses pétroliers soient autorisés à traverser cette voie maritime stratégique pour le commerce d'hydrocarbures. "L'expérience des six derniers mois a montré que l'Irak n'avait d'autre alternative que le détroit d'Ormuz pour exporter la majeure partie de son pétrole brut", a déclaré Irna.

Avant la guerre, l'Irak, dont les ventes de brut représentent près de 90% des recettes, faisait transiter par le détroit la majeure partie de ses exportations de pétrole. Téhéran a plusieurs fois affirmé que la situation du détroit à l'avenir ne serait plus la même qu'avant la guerre, et veut désormais imposer des frais de service aux navires utilisant cette voie maritime.

L'Iran et Oman, dont les côtes bordent le sud du détroit, mènent des discussions en vue de la mise en place d'un nouvel itinéraire de transit dans ce passage. Téhéran affirme toutefois que, même si ces discussions aboutissaient, cela ne suffirait pas à ouvrir le détroit tant que les États-Unis n'auront pas satisfait à un ensemble d'exigences de l'Iran.