Les réseaux qui font passer les migrants vers le Royaume-Uni seraient majoritairement basés en Allemagne. 1:33
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édité par Clément Perruche , modifié à
Après le naufrage, mardi, de 27 migrants dans la Manche, cinq passeurs ont été arrêtés par les forces de l'ordre françaises. L'un d'eux avait un véhicule immatriculé en Allemagne, pays duquel opéreraient la majorité des réseaux de passeurs. Un tiers seulement des passeurs seraient européens.

L'enquête avance après le naufrage, mardi, de 27 migrants dans la Manche. Cinq personnes soupçonnées d'être des passeurs ont été arrêtées depuis le drame. D'après le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, l'un des passeurs présumés était en provenance d'Allemagne, où les réseaux de passeurs font transiter des migrants depuis la Biélorussie vers la France et le Royaume-Uni.

Un réseau de Syriens d'Allemagne particulièrement organisé

Pour l'instant, on ne connaît pas la nationalité du cinquième passeur arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi, mais on sait qu'il conduisait un véhicule immatriculé en Allemagne. C'est en Allemagne également qu'il pourrait avoir acheté le bateau, car il est très facile d'y payer en liquide, ce qui assure la discrétion de la transaction.

La semaine dernière, la police néerlandaise a arrêté sur l'autoroute un homme au profil similaire qui faisait, semble-t-il, la navette entre la France et l'Allemagne. L'Allemagne, un nid de passeurs ? C'est en tout cas l'avis de la Commission européenne, d'après une note confidentielle qui a fuité dans la presse allemande. D'après le quotidien Welt, Europol serait d'ailleurs sur la trace de tout un réseau de Syriens d'Allemagne, particulièrement organisé pour faire venir des migrants depuis la Biélorussie.

Un tiers des passeurs sont Européens

Les statistiques de la police fédérale confirment l'intensité de cette activité illégale sur le territoire allemand. Rien que pour le mois d'octobre, elle a procédé à 329 arrestations, essentiellement le long de la frontière avec la Pologne. Seulement un tiers de ces passeurs sont des Européens. En majorité, ce sont des Syriens, des Irakiens ou des Afghans qui ont des papiers en Allemagne et qui sont en relation avec des réseaux de criminalité dans leur pays d'origine.