Interpellé en Algérie fin juillet, Mehdi Laribi, présenté comme une figure présumée de la DZ Mafia, est sous le coup d’un mandat d’arrêt français. Invité d’Europe 1, le sénateur PCF Jérémy Bacchi salue cette arrestation et appelle à renforcer le dialogue avec Alger pour envisager une éventuelle extradition.
Un chef présumé de l'organisation criminelle DZ Mafia, Mehdi Laribi, a été interpellé en Algérie fin juillet en exécution d’un mandat d'arrêt de la justice française dont il était "une cible prioritaire", selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin.
Ce Franco-Algérien originaire de Marseille, fief de la DZ Mafia, a été interpellé le 20 juillet puis placé sous contrôle judiciaire. Invité de La Grande interview ce jeudi matin, Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, "félicite" cette arrestation.
"L'arrestation est une bonne chose"
"Ça fait de nombreux mois, même de nombreuses années, qu'on indique qu'il est aujourd'hui en Algérie et lorsqu'on voit les ravages que fait la DZ Mafia et plus largement l'ensemble des organisations mafieuses liées au narcotrafic, je considère que l'arrestation est une bonne chose", salue-t-il.
Après avoir rappelé qu’il était actuellement sous contrôle judiciaire et non incarcéré, l’invité d’Europe 1 estime qu’il "faut qu'on intensifie les discussions et les dialogues avec l'Algérie pour réfléchir soit à son extradition". En revanche, il reconnaît que cela peut être compliqué en raison de la double nationalité de Mehdi Laribi.
"Une avancée positive"
Malgré cela, Jérémy Bacchi souligne "une avancée positive". "Même à l’étranger, dans des pays que certains narcotrafiquants considéraient comme étant totalement sûrs, notamment l’Algérie, personne n’est à l’abri totalement des répercussions judiciaires. Et c’est un signal positif qui est envoyé", se réjouit-il.
Face à cela, le sénateur insiste également sur la "reprise des discussions et des dialogues" entre Paris et Alger. "Quand on a des difficultés avec un pays, que ce soit l'Algérie ou un autre pays, on a plutôt intérêt à intensifier le dialogue, même si c'est un dialogue parfois viril, parfois compliqué, plutôt que de se tourner le dos et faire comme si l'un et l'autre n'existaient pas. Parce que ça pose des problèmes, et on le voit aujourd'hui sur un certain nombre de dossiers", conclut-il.