Manifestations à Gaza : neuf Palestiniens tués par les forces israéliennes

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De violents heurts opposent des manifestants palestiniens aux forces israéliennes.
De violents heurts opposent des manifestants palestiniens aux forces israéliennes. © SAID KHATIB / AFP
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Des milliers de Palestiniens ont manifesté le long de la frontière avec Israël, une semaine après un mouvement similaire qui a coûté la vie à 19 personnes. 

Neuf Palestiniens ont été tués et plus de 400 blessés par des tirs de soldats israéliens lors d'affrontements à la frontière entre l'Etat hébreu et la bande de Gaza, vendredi. Un précédent bilan faisait état de sept tués. Des milliers de Palestiniens prennent part à une nouvelle vague de protestations le long de la frontière, une semaine après une journée particulièrement meurtrière.

19 morts le 30 mars dernier. Le 30 mars, au début d'une série de manifestations palestiniennes pour réclamer le retour des réfugiés et la fin du blocus de Gaza par Israël, les violences ont coûté la vie à 19 Palestiniens et blessé quelque 1.400, la journée la plus sanglante depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas palestinien. Vendredi, des milliers de Palestiniens se sont à nouveau rassemblés près de la barrière de sécurité séparant le territoire israélien de l'enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, ennemi juré de l'État hébreu.

Des affrontements ont éclaté en plusieurs lieux longeant la barrière. Des manifestants ont incendié des pneus et lancé des pierres sur les soldats israéliens, provoquant des champignons de fumée au dessus de la barrière de sécurité, selon des correspondants sur place. Les militaires ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

Forte tension et ressentiment. La protestation inédite de "la marche du retour" prévoit des rassemblements et campements durant six semaines à la frontière Israël-Gaza pour réclamer "le droit au retour" de quelque 700.000 Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui lors de la guerre qui a suivi la création d'Israël le 14 mai 1948.

La désespérance dans la bande de Gaza, éprouvée par les guerres, le blocus, la réclusion, la pauvreté et les pénuries, alimente la forte tension et le ressentiment. Parmi les autres périodes à hauts risques entre Israéliens et Palestiniens figure à la mi-mai le transfert prévu de l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Cette décision annoncée en décembre par le président Donald Trump et qui va coïncider avec le 70e anniversaire de la création d'Israël, a ulcéré les Palestiniens.