La lutte contre l'immigration illégale est au cœur des préoccupations européennes. Cinq pays européens s'entendent sur la mise en place de centres de retour pour les demandeurs d'asile déboutés. Ils espèrent trouver un accord de principe avec un pays tiers hors de l'UE pour accueillir ces demandeurs d'asile. Mais quel est donc ce projet européen autour de ces hubs de retour ?
Cinq pays européens (Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Grèce et Autriche) sont d'accord sur la mise en place de "hubs de retour" pour les demandeurs d'asile déboutés. Réunis à Copenhague, ils comptent bien passer des accords avec un ou plusieurs pays tiers dans le début de l'année prochaine.
L'objectif est simple, sur le papier du moins : installer des "hubs de retour", des centres d'accueil donc, dans des pays en dehors de l'Union européenne pour les demandeurs d'asile déboutés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays d'origine.
Des hubs de retour loin de faire l'unanimité en Europe
Si aucun n'a été mentionné, plusieurs pays semblent intéressés par un tel accord. L'Ouganda, mais surtout le Rwanda qui a confirmé le mois dernier avoir entamé des discussions avec plusieurs pays européens.
Le Royaume-Uni avait, pendant un temps, envisagé une entente similaire avec Kigali lorsque Rishi Sunak était le Premier ministre britannique. Le Danemark préfère finalement une solution européenne. Ce projet vient donc de ces cinq pays et cela intervient après l'adoption controversée, il y a deux mois, d'un règlement européen destiné à accélérer les expulsions.
Face aux inquiétudes des défenseurs des droits humains, le ministre danois des Migrations assure que les centres de retour ne sont pas des camps et que ce modèle contribuera à rendre le système migratoire plus humain en brisant le modèle économique des passeurs. Reste que ces hubs de retour sont loin de faire l'unanimité en Europe. Emmanuel Macron les juge inefficaces et non conformes aux valeurs de l'Union européenne.